CES LEGENDES RACONTEES PAR LEURS PROCHES


02 Nov

Luca Dotti

Luca Dotti est le plus jeune des deux fils d’Audrey Hepburn.Luca a vécu à Rome entouré de ses parents Andrea Dotti qui fut le deuxième mari d’Audrey Hepburn, son papa, et de sa maman.Être le fils d’une icône n’a pas toujours été facile à accepter, mais c’est avec un amour inconditionnel et plein de respect qu’il nous a parlé de sa maman.Il a écrit aussi deux magnifiques livres pour nous la faire découvrir dans son plus beau rôle : celui de maman.

  • Audrey à Rome, qui nous entraîne par de très belles photos dans la vie d’Audrey Hepburn à Rome
  • Audrey at Home, qui en plus de nous faire découvrir une Audrey maman, et femme de coeur, nous permettra de connaître ses petits plats faits maison dans une convivialité et un amour dont elle seule avait le secret .

Luca Dotti


Backstage :  A quel âge vous êtes vous rendu compte de la notoriété de votre maman et quelle a été votre réaction ?

Luca : Il faut savoir que la notoriété comme on la perçoit aujourd’hui,  dans mon enfance elle n’existait pas. Le véritable impact a été quand elle est morte, c’est là où tout d’un coup on a vu toutes ses couvertures de magazines on ne pouvait pas aller acheter un journal sans voir une photo de maman. L’impact a été très fort,  c’était deux réalités. On est déjà très sensible parce qu’on vient de perdre une mère et c’était très fort !Mais quand on regarde cela avec les yeux d’aujourd’hui,  là on se rend compte à quel point elle était aimée. Vous savez les moments de deuil sont souvent très compliqués et cette médiatisation était inattendue. Ma maman avait un privé très libre, elle ne se cachait pas et les gens l’aimaient  pour ça .J’ai eu si vous voulez, un petit peu de moments de négation parce que je voulais que ce soit ma mère à moi et pas leur Audrey Hepburn.

Backstage : Quel est votre plus beau souvenir d’enfant à ses côtés ?

Luca : Vous  savez j’en ai beaucoup ! De tous  mes plus beaux souvenirs avec maman c’est sa douceur qui en ressort. Pour nous c’était naturel mais avec les yeux de l’extérieur on se rendait compte qu’elle était charmante, exactement comme on se l’imaginait !On s’attend toujours à ce que une personne comme cela peut être distante et ait de la hauteur, mais en fait elle était très accessible et très douce.

Le plus beau moment que j’ai,  est celui que j’ai à travers les yeux d’un ami qui a passé quelque temps à la maison. Il m’a dit tu sais, ta maman est très normale ! C’est quelque chose qui peut paraître simple,  mais garder sa normalité et garder ses points de repères, je me rends compte à présent que cela ne devait pas être évident du tout !

Backstage : On voit dans vos interviews que le côté « maman, femme » était beaucoup plus important pour vous que le côté « icône, star » et que c’est surtout de cela que vous voulez parler . Y a t’il une raison à cela ? 

Luca : c’est une très bonne question car comme je vous l’ai dit j’ai eu un moment où j’ai eu comme un traumatisme. Un moment 

, j’ai vraiment séparé ma mère du personnage public qu’elle était, ignorant aussi une très grande partie de sa vie. 

Et quand petit à petit J’ai soudé ces deux parties , j’ai fait si vous voulez la paix avec moi-même et paix avec sa mémoire. et j’ai rendu hommage à sa carrière, quand j’ai fait le livre sur les recettes;  les gens s’étonnaient déjà qu’elle mangeait ! Parce que les gens avaient déjà cette idée sur sa minceur. 

Cela étonnait aussi les journalistes que maman aimait  la cuisine et aimait la faire. Alors raconter tous ces petits moments d’amitié autour de la cuisine,  autour de la table, était l’idéal pour briser ce côté iconographique. 

Alors tout ce que l’on a pu imaginer sur la star retombe. Et pour moi c’était très important ! 

Je l’ai fait aussi pour mes enfants car ma mère n’a pas eu la chance de vivre avec ses petits-enfants et puis c’était une façon de leur montrer que leur grand-mère était une personne tout à fait normale et pas seulement une icône .

Backstage  : Le côté : on veut être votre copain parce que vous êtes le fils de ... vous l’avez vécu ?

Luca : En jeunesse non ! Je le vois par contre beaucoup plus sur mes enfants . C’était il y a deux ans,  une maîtresse d’école nous a convoqué car elle avait remarqué des enfants qui tournaient beaucoup autour de notre plus petite fille et elle voulait savoir si nous étions au courant. Et ça c’est quelque chose qui ne vient pas des enfants ça vient toujours des parents !  À mon époque les enfants étaient différents et lorsque les enfants ont su que la maman de Luca ( ma maman) était différente,  ils ont plutôt imaginé que c’était une sorcière qu’elle faisait des tours inimaginables etc.

Backstage : L’image que reflétait votre maman, était celle d’une femme de grande classe et de grande humanité. Si vous deviez la décrire en quelques mots .

Luca : C’est assez difficile.

Ma maman était quelqu’un de très normal, pour toutes ces  petites choses de la vie . Un café avec une amie, un dîner avec nous à Noel, une belle journée de printemps; elle avait un amour fou pour tout ce qui était normal. 

C’était aussi pour elle une façon de passer au-dessus de son plus grand traumatisme qu’elle avait subi,  qui était la deuxième guerre mondiale. 

D’où aussi l’importance pour elle de l’alimentation, vu qu’elle a souffert de malnutrition.

Backstage : Qu’est ce qui vous a donné l’envie d’écrire ses deux livres sur votre maman ? 

Audrey Hepburn à Rome et puis des recettes de plats qu’elle préparait ?

Luca : Montrer qui elle était et puis ça a été aussi pour moi une sorte de psychothérapie personnelle .Grâce a ces deux livres j’ai étudié plus sur ma mère. J’avais plein de photos personnelles d’elle de son enfance. Elles étaient là en vrac je les connaissais bien, je les aimais, elles me donnaient beaucoup d’émotions mais je n’arrivais pas à les mettre dans une chronologie historique.

Petit à petit,  tout en faisant cela et pour mes deux petites filles, ces photos ont pris de plus en plus d’importance. Voir quelqu’un sans savoir qu’elle a traversé une guerre, une carrière hollywoodienne, cela donne envie de prendre  cette petite fille dans ses bras et de lui dire ne t’inquiète pas tout va bien se passer, tu vas réussir ta vie . Tous les enfants qui ont perdu leurs parents arrivent à un moment de leur vie où ils veulent en savoir plus sur eux .

J’ai beaucoup de chance, car comme ma mère était publique beaucoup d’informations sont encore accessibles. En dehors du fait qu’elle était Audrey Hepburn, il était intéressant de découvrir sa vie au jour le jour, et ainsi comprendre tous les petits indices qu’elle avait laissé. Que ce soit les histoires qu’elle nous racontait, la phrase qu’elle nous disait, sachant tout le parcours qu’elle avait eu .

Backstage : Quel était votre plat préféré ?

Luca : il y en avait beaucoup, mais un plus particulièrement à la maison nous n’étions pas très gourmand ni gâteau, ni sucreries. Mais elle avait cette recette de gâteau au chocolat qui d’ailleurs est dans le livre .C’est une recette de gâteau au chocolat sans levure et sans ou très peu de farine. C’était le seul gâteau que moi j’aimais beaucoup .Et pour mon anniversaire c’était une étape. Elle avait pris cette recette d’une dame en Suisse et ma femme qui est 50% suisse,  a la même recette de gâteau au chocolat,  d’ailleurs elle en a fait un aujourd’hui car c’est mon anniversaire .

Backstage  : Votre maman était comme vous je crois, à ne pas aimer user de sa notoriété. Tout a changé quand elle a vu que son nom pouvait aider dans des causes très difficiles. Quelle a été pour elle sa plus belle réussite ? Sa plus grande satisfaction?

Luca : Alors  il faut savoir que maman tremblait comme une feuille à chaque apparition en public, à chaque interview, elle avait le trac .C’est quelque chose qui est arrivé au bon moment dans sa vie, elle avait l’art de choisir le bon moment .Elle avait été approché pendant un bon nombre d’années par l’Unicef, mais moi j’étais encore à l’école.

En 88, quand j’ai passé mon bac, 2-3 choses sont arrivées. Mais la plus importante a été le Live Aid, vous vous souvenez de cette événement ? Maman et moi avons vu ce concert en live à la télévision comme beaucoup de gens et c’est à ce moment-là qu’elle a eu une illumination parce que, le fait de voir des artistes comme elle qui faisaient ce qu’ils savaient faire c’est-à-dire à ce moment-là pour cet événement chanter, le public qui venait les voir qui lui n’était pas obligé de faire une donation, mais on disait aux gens vous regardez un concert gratuitement, faites monter les chiffres. Et puis cette formidable invention où l’on voyait ce tableau avec le montant qui augmentait à chaque instant, ma mère, je me rappelle était à côté de moi et elle m’a dit c’est fantastique ! 

Ces gens là utilisent leur art pour quelque chose d’important .Et là elle se dit je peux faire ma part .Et seuls les médias pouvaient aider .Et là le fait de donner son image pour quelque chose d’important pour l’Afrique en l’occurrence, lui a fait surmonter sa peur de parler devant les gens .

Là, elle ne le faisait plus pour la promotion d’un de ses films. Il y avait une cause derrière tout cela et elle aimait beaucoup le terme ambassadrice pour les enfants Elle se sentait plus forte et ça lui a aussi donné La possibilité d’utiliser sa carrière et son image pour faire passer le message .Elle disait :  les gens ont déjà tout plein de problèmes dans leur vie , on ne peut pas leur donner de poids supplémentaire .Donc son but était que les gouvernements augmentent les budgets octroyés à l’UNICEF et autres organisations. 

Et pendant les années où ma mère a été ambassadrice à l’Unicef le président Reagan et le président Bush par après, ont tous deux beaucoup augmenté les budgets. Elle disait que pour certains fléaux comme la guerre atomique, la drogue ou le sida les solutions sont difficiles à trouver,  mais pour la faim dans le monde la solution est simple, il faut de l’argent. Elle disait pour ce fléau, on sait quoi faire, comment le faire et où le faire .

Backstage : Quelle a été votre plus grande fierté par rapport à votre maman ?

Luca : Ma maman voyait beaucoup d’amour dans chaque chose .Que ce soit en voyant un enfant ou un oiseau sur une branche qui chante .Elle nous disait que pendant la guerre en Hollande, les oiseaux ne chantaient plus à cause des bombardements, il n’y avait plus aucun chant d’oiseau.

À la situation que nous vivons actuellement avec le Lockdown, elle aurait vu le positif en nous disant : c’est l’occasion de nous retrouver tous ensemble autour d’une table, de manger, de faire des jeux d’être réunis.

Backstage : Quel serait l’héritage de votre maman que vous souhaiteriez le plus partager?

Quel souvenir voudriez-vous que le monde garde d’elle ?

Luca : Pour ma mère,  être une star n’était pas son point d’arrivée, mais son travail, qu’importe lequel c’était, c’était important .Mais avant tout le plus important pour elle était l’amour universel .

Cela ne sert à rien de mourir avec la richesse et la gloire si l’on a apporté que de la misère sur cette terre, disait elle.

Oui elle laisse derrière elle la trace d’une femme élégante, d’une actrice qui a fait des films magnifiques, mais là où elle a le plus réussi, c’est comme le dit mon frère avec le titre de son livre , elle avait une âme élégante. 

Ma mère s’est donné à fond pour l’Unicef même au-delà de ce qui était raisonnable .Quand on pense à sa dernière mission en Somalie, même l’Unicef ne voulait pas qu’elle la fasse parce que c’était trop dangereux .Mais elle y est quand même allée et jusqu’au bout ! 

Je suis très fier de l’héritage que laisse ma mère, de la façon dont elle a pu gérer sa vie. 

Elle a inspiré beaucoup de jeunes célébrités qui ont suivi son chemin en devenant ambassadeurs et ambassadrice de l’Unicef.


Jeffrey C. Sherman

Diplômé de la U.C.L.A Film School, Jeff a écrit les longs métrages "The Soldier" et "Up the Creek". À la télévision,il a produit et écrit sur «Boy Meets World», «You Wish», «Family Rules», «The Enchanted Musical Playhouse», «Stick With Me, Kid», «Turner & Hooch» et «Katie Sullivan». " La trilogie de films de Jeff Family ABC Family «Au Pair», «Au Pair II» et «Au Pair III» reste parmi les programmes les mieux notés du réseau. Avec son cousin, Gregg, Jeff a réalisé et produit le documentaire très acclamé 2009 de Walt Disney Pictures, "The Boys: the Sherman brothers’ story ". Le film a été présenté au Festival international du film de San Francisco en 2009 et a été sélectionné pour des dizaines de festivals internationaux majeurs. En 2011, Jeff et John Landis ont produit la comédie spéciale d'heure «Wendy Liebman: Taller on TV» pour Showtime. Jeff a récemment co-écrit la nouvelle comédie musicale, «Three Dog Night and Me» - qui célèbre l'ascension fulgurante du supergroupe de renommée internationale - avec Joel Cohen, premier directeur / manager de la route du groupe et auteur du mémoire éponyme. Compositeur / parolier, dans la tradition familiale, Jeff a contribué de la musique à plusieurs projets télévisuels et cinématographiques, dont deux chansons originales pour le film familial 2019 «3 Bears Christmas». Jeff et son fils aîné, le chanteur / compositeur Alex Sherman viennent de terminer une nouvelle comédie musicale animée basée sur une histoire des deux, et du frère d’Alex Ryan Sherman. Jeff complète actuellement une collection de compositions musicales originales intitulée «Begin Again» et met la touche finale à son roman autobiographique, «Spiraling Upward». 

Backstage: Présentez-vous en quelques mots : 

Jeff: Je suis Jeffrey Sherman, un écrivain / producteur / réalisateur / compositeur / parolier vivant à Los Angeles. J'ai beaucoup travaillé à la télévision, surtout en tant qu'écrivain / producteur sur "Boy Meets World" et lui "Au Pair" trilogie de téléfilm, en tant que producteur / réalisateur sur le long métrage documentaire de Disney 2009, "The Boys: the Sherman brothers’ story "et en tant qu'écrivain sur la comédie culte" Up the Creek ". Je suis également compositeur / parolier, suivant la tradition de ma famille, en contribuant plus récemment à deux chansons originales du film, "3 Bears Christmas". 

Backstage: Votre père et votre oncle sont les célèbres Frères Sherman, pouvez-vous nous parler un peu d'eux ? 

Jeff: Je suis le fils aîné de Robert B. Sherman, la moitié de la célèbre équipe de compositeurs des Sherman Brothers. Ils ont écrit les partitions de plus de cinquante films, dont Mary Poppins, Chitty Chitty Bang Bang, Winnie the Pooh et Jungle Book. Les Sherman Brothers ont réalisé des œuvres majeures au cinéma, à la télévision, sur scène, dans des parcs et ailleurs. Ils ont écrit plus d'un millier de chansons publiées, dont beaucoup sont connues dans le monde entier. Ils ont également composé de nombreuses chansons entendues dans les parcs Disney du monde entier, dont "It's a Small World". Comme je l'ai mentionné ci-dessus, mon cousin Gregg Sherman et moi avons co-réalisé et coproduit un long métrage documentaire sur nos pères intitulé "The Boys: the Sherman brothers’ story " qui est actuellement diffusé sur Disney +. 

Backstage: Sont-ils ceux qui vous ont donné l'envie de faire de la music ? 

Jeff: Mon père et mon oncle ont certainement joué un rôle dans ma volonté d'écrire des chansons, tout comme leur père, mon grand-père Al Sherman. Grand-père Al, l'un des dix meilleurs auteurs-compositeurs de l'époque de Tin Pan Alley à New York, a écrit des tubes pour Bing Crosby, Billie Holiday, Al Jolson, Eddie Cantor et tant d'autres. C'est lui qui, tous les samedis, venait chez nous et me donnait des cours de piano. J'ai écrit de la musique et des paroles originales depuis l'âge de six ans. 

Backstage: Cela devait être magique de savoir que votre père travaillait pour Walt Disney. 

Jeff: C'était merveilleux de grandir comme un «enfant Disney». J'ai rencontré Walt plusieurs fois et il m'a même une fois personnellement fait visiter les plateaux de tournage de Mary Poppins. J'ai pu faire des manèges à Disneyland avant tout le monde, j'ai rencontré tous types d'acteurs et des talents dans les coulisses. J'ai grandi en assistant à des sessions d'enregistrement dirigées par les grands arrangeurs / chefs d'orchestre de mon père comme Irwin Kostal et John Williams, j'ai été autorisé à assister au tournage, au montage et à toutes sortes de post-production. C'est pourquoi j'ai par la suite fréquenté la célèbre école de cinéma de l'U.C.L.A.et poursuivi une carrière dans le domaine. 

Backstage: Est ce que votre père vous parlait de Walt ? Comment était-il ? 

Jeff: Walt Disney était comme le deuxième père de mon père et de mon oncle; ils l'aimaient. Ils partageaient tous un amour fort et une longueur d'onde commune pour la narration d'histoires et Walt embaucha les Sherman Brothers comme ses premiers et seuls «auteurs-compositeurs» au studio. Walt a habilité et inspiré mon père et mon oncle pour qu'ils deviennent les grands artistes qu'ils sont considérés comme étant dans le monde entier. 

Backstage: Vous avez également travaillé pour la Disney Company, comment c'était ? 

Jeff: J'ai travaillé dans de nombreux endroits à la télévision et au cinéma, mais mon endroit préféré pour créer est pour Disney. Mon tout premier travail, en fait, a été de chanter sur des albums pour enfants de Disney au début des années 60. J'ai même posé sur une pochette d'album pour eux (Je suis le garçon en orange à droite) avec l'acteur Sterling Holloway (la voix de Winnie l'ourson). En tant qu'adulte, j'ai travaillé pour nombre de leurs divisions au fil des ans, notamment Walt Disney Pictures, Walt Disney Television, Touchstone Pictures and Television, Hollywood Pictures, Disney Channel et ABC Family. Rien ne me rend plus fier que de suivre les traces de mon père et de mon oncle. 

Backstage: De quelle chanson êtes-vous le plus fier ? 

Jeff: J'ai beaucoup de chansons préférées de Sherman Brothers, mais je suppose que je suis le plus fière des deux que j'ai inspirées. La première est survenue quand j'avais environ six ans. J'ai reçu le vaccin Sabin contre la polio à l'école et je suis rentré à la maison pour y trouver mon père rentré plus tôt et déprimé. Lui et mon oncle avaient joué leurs chansons de Mary Poppins pour Julie Andrews et elle n'aimait pas leur chanson préférée, «Through the Eyes of Love». Papa m'a demandé comment c’était passé ma journée et je lui ai parlé du fait que je venais de me faire vacciner. «Ça ne fait pas mal? m'a t’il demandé. J'ai répondu qu'ils ont mis un morceau de sucre dans une tasse, y ont laissé tomber le médicament et que vous «venez de le manger». Le lendemain, papa et mon oncle ont écrit "A Spoonful of Sugar (Helps the Medicine Go Down.") L'autre chanson que j'ai inspirée était "The River Song" de leur film "Tom Sawyer". Elle a été chantée par Charlie Pride qui vient malheureusement de nous quitter Il y a environ une semaine, j'ai écrit sur ces deux chansons sur ma page Facebook (www.facebook.com/jeffrey.sherman.3/) et sur Twitter (twitter.com/jsher88888). 

Backstage: De quoi êtes-vous le plus fier dans le travaille de votre père et de votre oncle ? 

Jeff: Mon père était un vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui faisait partie de la deuxième vague de Normandie et qui a libéré le camp de concentration de Dachau. Il est revenu de ces horreurs de guerre et s'est consacré à prêter son génie créatif pour rendre le monde plus heureux. Ses chansons et celles de mon oncle parlent donc d'amour, de charité, de paix, de tolérance, d'espoir et de famille. Après que mon cousin et moi avons projeté notre documentaire "The Boys: the Sherman brothers’ story " pour un public international au Festival du film d'Annecy (France), nous avons été entourés littéralement de quelques centaines de personnes de tous âges du monde entier. albums et recueils de chansons et autres dans autant de langues différentes. Ils ont tous exprimé à quel point nos pères et leur travail étaient aimés. Cela me rend fier que les Sherman Brothers aient touché plusieurs générations jusqu’à maintenant, la musique, les paroles et les messages qui transcendent le temps, les cultures et les frontières - et continueront de le faire pour les générations à venir. 

Backstage: Vous avez déjà raconté l'anecdote sur la chanson ( A Spoonful of Sugar ) avez-vous d'autres anecdotes dont vous souhaiteriez nous parler ? 

Jeff: J'ai récemment écrit un joli reflet de la chanson "The River Song" que j'ai mentionnée plus haut sur ma page Facebook. (www.facebook.com/jeffrey.sherman.3/) Il l'a écrit en hommage au grand chanteur de musique country Charley Pride qui a malheureusement succombé au coronavirus. En bref, mon père a été inspiré pour écrire cette chanson sur la douceur amère de me regarder grandir et, à ce moment-là, sur le point de passer à autre chose dans la vie. 

Backstage: Avez-vous de futures projets dont vous pourriez nous parler ? 

Jeff: Depuis trois ans, j'ai développé une comédie musicale basée sur le Superbad américain de la fin des années 60 et du début des années 70 - Three Dog Night - («Joy To the World», «One»). J'ai récemment terminé un scénario musical animé avec mon fils aîné, Alex Sherman, un merveilleux compositeur / interprète Sherman de nouvelle génération. Je suis également très enthousiasmé par un nouvel album de musique originale que je termine en même temps qu'un roman autobiographique intitulé "Spiraling Upward". Je raconte des histoires amusantes, folles et touchantes de ma vie et de ma famille et, en même temps, je cherche à élever et à inspirer les gens à sauter dans le fleuve de la vie, comme je l'ai fait, et à profiter partout où cela vous mène. C'est une super balade. 

JC Lee (Fille de Stan Lee)

Originaire de New York, Stan Lee se passionne très jeune pour les comics. Une passion qui le pousse dès l'adolescence à participer à l'écriture des aventures de Captain America chez Timely Comics (qui deviendra plus tard Marvel Comics). Engagé ensuite dans l'armée pendant la Seconde Guerre Mondiale, il officie dans les services de communication avant de se consacrer pleinement à l'édition à la fin du conflit. Au début des années 60, il crée plusieurs séries dont Les 4 Fantastiques, L'incroyable Hulk, Les X-Men ou encore Spider-man. Des titres qui le propulsent parmi les plus grands auteurs du genre. Ses super héros, plus humains, devant affronter leurs failles et leurs défauts, forgent années après années le style de Stan Lee. Il est alors responsable de la publication chez Marvel et la société devient rapidement la référence des comics aux Etats-Unis et bientôt dans le monde.  Fort de son impact sur la culture américaine, Stan Lee et ses héros envahissent les autres médias dont la télévision où plusieurs séries inspirées de super héros voient le jour (L'Incroyable Hulk). Mais c'est au cinéma que Marvel connaît certaines de ses plus belles heures avec notamment la trilogie Spider-Manréalisée par Sam Raimi. Désormais producteur exécutif des adaptations, Stan Lee peut même être aperçu dans chaque film où ses caméos discrets sont toujours remarqués par ses innombrables fans à travers la planète. L'auteur continue d'apparaître dans chaque film Marvel, faisant des apparitions de plus en plus décalées, notamment depuis la mise en place du MCU en 2008 avec Iron Man, sous l'impulsion du producteur Kevin Feige. De Thor à The Amazing Spider-Man en passant par Les Gardiens de la Galaxie, Deadpool, X-Men Apocalypse ou Black Panther, Stan Lee ne rate aucune sortie ! Il participe aussi à quelques épisodes de séries télé comme Chuck, Luke Cage, Les agents du SHIELD ou Entourage. Peu importe le studio adaptant l'univers Marvel, Lee est toujours de la partie, que ce soit la Fox avec les X-Men ou Les 4 Fantastiques, Sony avec l'univers Spider-Man, Universal avec les aventures de Hulk en solo ou Marvel Studios avec Avengers et compagnie. Son caméo le plus mémorable pourrait être celui dans Thor Ragnarok, dans lequel il incarne un coiffeur sénile coupant sans vergogne la magnifique toison blonde du super-héros nordique. 

Backstage : Si tu devais décrire ton père ?

JC Lee :  Personne n'était dans sa ligue ! Charmant, intelligent, beau, généreux et un génie ! Backstage :  D'où vient cette passion pour la création de super-héros?

JC Lee :  Grande imagination, je dis un pur véhicule ouvert facile à travailler pour Jésus et quelqu'un qui appréciait vraiment sa créativité.

Backstage : D'où est venue l'idée de créer une entreprise?

JC Lee :  J'ai toujours aimé les affaires et j'aime le commentaire que j'ai entendu une fois «occupez-vous de votre propre entreprise et vous pourriez avoir une entreprise à l'esprit» et j'ai toujours été dans ce cadre de pensée ... 

Backstage : Pourquoi Marvel ?

JC Lee :  Mon père vient avec Marvel Comics pour le changement de nom de Timely Comics
Backstage : Quel est votre super héros préféré ?

JC Lee :  Spiderman, il a été le premier apprécié… un gamin maladroit, boutons mais regardez-le maintenant!

Backstage : Pouvez-vous nous parler de ce dernier super héros créé avec votre père ?

JC Lee :  Eh bien, je crée un sale homme et non je ne peux pas en discuter ... Mon père qui a toujours dit que tu sais que je ne collabore pas mais à la fin quand il s'est assis dans sa chaise, nous avons finalement eu un moment 

Backstage : De quel film êtes-vous le plus fier ?

JC Lee :  J'ai adoré le premier Spiderman avec Toby McGuire et j'ai adoré, Mark Ruffulo, nous avons tous les deux étudié ensemble, je me suis frotté le coude sur le tapis rouge en tant que Hulk .. Ayant un fond de théâtre comment pourrais-je ne pas aimer la couleur de la musique de la panthère noire mais attendre que le salaud ... mon Papa a bien fait

Backstage : Y avait-il un personnage dont il se sentait particulièrement proche? quel était son personnage préféré ?

JC Lee :  C'est comme demander à une mère de nombreux enfants quel est votre favori, c'étaient TOUS ses bébés… et il les aimait tous beaucoup, ils représentaient tous quelque chose de différent pour lui. L'homme était brillant et s'il était avec nous maintenant, il toujours en train de créer, il ne s’est jamais arrêté. 

Backstage : Pourquoi une association avec Disney ?

JC Lee :  Pourquoi pas ... ça me semblerait être un bon mariage

Backstage : De quoi voulez-vous que l'on se souvienne absolument de lui ?

JC Lee :  Le génie. Batman a été créé par Bob Kane, mon père a créé l'univers et il était la star c'était tout autant son amour de sa passion, son enthousiasme sa vie, sa vie, son travail, c'était son esprit et nous l'avons tous ressenti ... et il nous aimait tous, ses fans, c'était vraiment un homme très béni se réveillant en chantant et heureux jusqu'au sommeil… jusqu'à ce qu'il ne l'ait pas été… 


Sean Hepburn Ferrer (Fils d'Audrey Hepburn)

Audrey Kathleen Ruston est née le 4 Mai 1929 à Ixelles en Belgique.
Elle se destinait à la danse, mais c’est le cinéma qui nous donna la chance de découvrir la femme incroyable qu’elle était et que nous avons connu sous le nom de «Audrey Hepburn ».


Elle fut considérée comme l’une des plus grandes actrices hollywoodiennes .
A l’opposé des vedettes pulpeuses de l’époque, elle incarnera un nouveau glamour, fine et élégante, elle deviendra le modèle de l’élégance par excellence.
Elle mettra sa carrière entre parenthèses pour se consacrer pleinement à sa vie familiale.

Elle aura deux fils, le premier avec Mel Ferrer.
Sean Hepburn Ferrer verra le jour le 17 Juillet 1960.
Le second, Luca Dotti naîtra de son union avec le Dr Andrea Dotti, le 8 Février 1970.

Plus tard l’humanitaire prendre une place importante et elle deviendra ambassadrice de l’UNICEF et en sera récompensée à titre posthume.
Elle décédera d’une forme très rare de cancer le 20 Janvier 1993 à Tolochenaz en Suisse.
 

C’est son fils Sean Hepburn Ferrer qui nous offrira le beau cadeau de partage qu’est l’exposition « Intimate Audrey » que nous avons pu découvrir pour l’anniversaire des 90 ans de sa maman et qui fut chez nous jusqu’au 25 Août.

Nous l’avons rencontré pour vous le 25 Août afin qu’il nous parle de cette femme exceptionnelle qu’était sa maman « Audrey Hepburn ».
 

Backstage: Quand est-ce que vous vous êtes rendu compte de la célébrité de votre maman ? 

Sean: Probablement en étapes. Jeune , à l’époque à la télévision, on avait que deux canaux et on me disait de temps en temps « oh regarde c’est ta maman à la télévision » dans un film en noir et blanc. Et donc je me suis rendu compte assez tôt dans la vie que ma mère faisait un métier différent des autres. Puis, avec le temps je me suis rendu compte de ce qu’elle faisait. Puis en tant que teen-ager je me suis intéressé, nous avions un projecteur et je passais ses films en 16mm sur un drap à la façon ancienne. C’est comme ça que j’ai découvert son travail sa carrière. C’est comme ça que je me suis rendu compte que c’était une actrice et une bonne actrice. Cela m’a énormément plu et la personne m’a énormément plu. Mais je crois qu’on ne s’est rendu compte jusqu’à quel point elle avait vraiment touché son public que à la fin, lorsqu’elle est décédée. Nous avons vu à son enterrement 25 000 personnes envahir le petit cimetière de notre village. Un hommage pas seulement pour l’actrice ou son élégance, mais aussi pour le travail humanitaire qu’elle avait accompli les cinq dernières années et qui ont beaucoup touché son public . 

Backstage: Jusqu’à vos 5 ans vous alliez voir votre maman sur les tournages, puis un jour vous êtes entré à l’école et elle a prit une grande décision.

Sean: Oui elle s’est dit, j’ai eu une très belle carrière, j’ai voulu une famille, je ne vais pas m’asseoir entre deux chaises.
Et elle a choisi sa vie familiale pour pouvoir être une maman à plein temps. 

Backstage: Comment viviez-vous cette célébrité d’abord en tant que enfant toujours à ses côtés et puis à partir du moment où vous êtes entré à l’école ? 

Sean: J’ai eu une grande chance que notre mère nous ai donné une enfance normale. Donc je n’ai pas vécu cette célébrité Oui je l’ai su quand on est allé à Rome après, les enfants blaguaient un peu parce qu’elle venait me chercher. De temps en temps un paparazzi qui prenait des photos Notre grande chance est de ne pas avoir grandi dans Hollywood. Il n’y avait pas cet état d’âme. 

Backstage: Comment se passait une journée avec votre maman jusqu’à vos 5 ans?

Sean: Même outre, elle se levait tôt, préparait le petit déjeuner, m’aider à revoir mes devoirs pour l’école et puis je partais à l’école.
Elle venait me chercher à 13h, on déjeunait en famille.
Puis elle se reposait, je faisais mes devoirs ou activités sportives.
Mais même en vacances, c’était elle qui cuisinait, nous avons eu une vie tout à fait normale.
Il est vrai que à mes 5ans, j’allais sur le set avec ma nounou, mais je ne la voyais pas beaucoup, elle se levait tôt et travaillait beaucoup.
Après, je l’ai vu plus souvent. 

Backstage: Avez-vous un personnage ou un film préféré entre tous ?

Sean: Non, souvent on me pose cette question, quel est le film préféré de ta mère ou de toi.
Vous savez pour elle, ses film symbolisaient le début de belles amitiés qui ont duré des années.
Vacances Romaines bien sûr, mais aussi Grégory Peck qui est resté un ami pendant toute sa vie.
C’était ça le sens de ses films, leur valeur.
Elle ne se regardait pas dans ses films, elle parlait très peu de son expérience.
On n’était pas une famille qui se morfondait en regardant ses vieux films.
Il y avait quelque chose de très sain là.
Une fois le film terminé, le marketing, tout, elle allait de l’avant. 

Backstage: Y a t’il eu des moments où vous avez eu l’impression que la presse ne donnait pas un juste retour sur la femme et l’actrice qu’était votre maman ? 

Sean: Non ! Ni avant, ni maintenant, au contraire ! Et c’est ce qu’il y a de merveilleux avec cette exposition, c’est que les gens voient que ce qu’ils pensaient ou ressentaient étaient tout à fait vrai. Cette exposition est un peu comme un voyage de confirmation. Je voulais par cette exposition que tu te dises, mince quand on voit cette grande actrice, cette grande élégance qu’elle a véhiculée, finalement cette femme était toute humble dans ses robes de coton. C’était quelqu’un de vrai . Et je crois que le concept c’est « c’était une de nous et pas c’était une d’eux » Et c’est cela qui la rend très différente. Elle ne se prenait pas pour quelqu’un qu’elle n’était pas. 

Backstage: Auriez-vous aimé jouer avec votre maman ou la diriger ?

Sean: Non, j’ai joué en tant que enfant puis ado, mais ce n’est pas mon monde.
J’adore le cinéma, mais j’adore le potentiel des films.
J’ai voulu sublimer cette exposition, si tu regardes, tu vois qu’il y a très peu entre toi et elle.
Il ne faut pas sous-estimer le public et donc il faut ôter tout ce qui n’est pas nécessaire. 

Backstage: Avez vous fait des rencontres qui vous ont marqué ? 

Sean: Non pas vraiment, c’est un ensemble. L’expérience de ma vie a créé en partie qui je suis . On peut apprendre mais pas changer la nature humaine. C’est comme ma maman, si elle n’avait pas été comme on la connaît, limpide, honnête, est ce qu’elle serait arrivée là où elle est arrivée ? 

Backstage: Quel est le plus beau souvenir que vous gardez de votre maman ?

Sean: Les plus marquants sont ceux que j’ai retranscris dans un petit livre, une petite biographie spirituelle qui s’appelle « L’Esprit Élégant » et qui retrace les derniers moments que nous avons passé avec elle.
On savait qu’on était dans le dernier acte, que le combat était terminé et donc on a su , j’ai eu la chance de lui dire et faire parler de choses qui étaient importantes pour elle, pour moi.
Je dormais à côté d’elle, de son lit dans un fauteuil et un pouf et je me retrouvais un peu comme quand j’étais enfant.
Le WE elle m’invitait dans son grand lit et on parlait dans l’obscurité.
Et donc, elle se réveillait pendant la nuit et elle me parlait des choses, de son travail humanitaire, de ce qu’elle sentait, de ce qu’elle pensait.
On parlait de tout cela, si elle avait des regrets...
Et tout cela est dans ce petit livre. 

Backstage: Avez-vous voyagé avec elle pour l’UNICEF?

Sean: Non elle n’a jamais voulu que l’on voyage avec elle .
Elle a toujours trouvé important que tu vives d’abord ta vie et celle de ta famille.
Et une fois que ce travail est fait alors tu peux élargir le cercle et faire pour plus de personnes.
Pour elle l’humanitaire ou le social était plus pour la deuxième ou troisième partie de ta vie.
Mais elle en parlait beaucoup, de ce qu’elle a senti, de ce que elle a vu . 

Backstage: Qu’aimeriez-vous encore réaliser par rapport à votre maman que vous n’avez pas encore fait ?

Sean: Je pense que j’ai réalisé tout ce qu’il y avait à réaliser.
Je pense que elle aurais souhaité que le monde soit vraiment globalisé.
Que l’on se sente responsable les uns des autres.
Mon frère et moi nous continuons son héritage humanitaire.
Nous avons créé plusieurs fondations.
Cela fait partie de nous, c’est ancré en nous. 

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