SPECIAL BELGES


02 Dec

Jean-Michel Saive

Jean-Michel Saive 

Faire l'interview d'un sportif n'est pas chose aisée. Quand en plus ce sportif est reconnu comme le plus grand pongiste belge de tous les temps mais aussi comme l'un des meilleurs sportifs belges, alors on se dit que l'on va affronter un véritable défi. Et pourtant, malgré son palmarès impressionnant et sa renommée, nous avons fait l'interview d'un homme disponible, humble, rempli d'humour qui nous a fait passer un moment de bonne humeur et fou rire comme l'on voudrait en avoir tous les jours !


Backstage : À quel âge t’es-tu rendu compte que tu voulais devenir professionnel dans le tennis de table ?

JMS : À 13 ans j’ai commencé en équipe nationale belge dans mon club à Ans qui est mon club d’origine où mes parents et mon frère jouaient.
Mon objectif était alors de devenir champion d’Europe cadets .
Donc pour ça on a pris la décision d’aller jouer en Allemagne pendant trois ans.
Le challenge par après encore a été pendant deux ans de me donner à fond pour le Ping et de voir en ayant deux entraînements par jour comme les concurrents européens ou mondiaux si je pourrais rivaliser avec eux.
Donc si au bout de deux ans je n’y arrivais pas, je reprenais les études et sinon ben je continuais dans le Ping.
Finalement, je ne suis jamais retourné sur un banc d’école .

Backstage : Comment se passe une journée d’entraînement avant compétition ?

JMS : C’est une question difficile parce que cela dépend toujours si c’est une compétition en individuel ou par équipe, si c’est une compétition où il y a plusieurs jours qui s’enchaînent.
Disons que ce qui me vient à l’esprit c’est en prenant par exemple les matchs en équipes : J’allais avec mes coéquipiers la veille en mise au vert, je parle de gros match en coupe d’Europe.
J’arrivais vers 4h - 4h30, il y avait à ce moment-là 1h-1h30 d’entraînement, puis on soupait tous ensemble toute l’équipe.
Puis, mise au vert à l’hôtel.
Le lendemain matin il y avait à nouveau entraînement pour bien prendre connaissance de la salle et des lieux etc.
Une heure le matin puis repos l’après-midi et puis je retournais à la salle 2h avant le match vers 18h pour le match de 20h.

Backstage : Parmi les Olympiades auxquelles tu as participé, laquelle t’as le plus marqué et pourquoi ?

JMS: Chaque Olympiade est différente évidemment.
J’en ai fait 7 comme joueur et une en tant que spectateur.
Je dirais la première parce que c’était à 18 ans c’était à Séoul.
J’étais un jeune gamin impressionné, qui aime bien tous les sports et qui regardait ça à la TV et qui rêvait d’aller un jour aux Jeux Olympiques et défiler à la cérémonie d’ouverture ...
Donc Séoul c’était mes premiers Jeux.
Dans ce village olympique tu es méga impressionné de faire partie de tous ces sportifs, ces grandes stars du sport que tu vois à la TV.
Donc t’es impressionné d’être dans la file derrière Steffi Graf au petit déjeuner .
Et tu as comme ça 10/15 super stars qui quand elles rentrent dans le restaurant, là, c’est l’attroupement parce que tout le monde veut la photo avec eux !
D’ailleurs j’avais moi-même un album de photos prises avec mon Kodak.
Avant la cérémonie d’ouverture, j’allais comme un jeune gamin pour essayer d’avoir le maximum de photos possibles

Backstage : Quelle rencontre t’a le plus impressionnée ?

JMS: Le Pape !
Nous avions été invités au Vatican dans le cadre de la Commission des athlètes olympiques européens dont j’étais le président et dont le siège social se trouvait à Rome .
J’ai serré la main du pape et cela m’a impressionné de voir ce personnage très fort.
Mais à mes 18 ans j’ai été je pense le plus impressionné, car je rencontrais pour la première fois le Roi Baudoin .
C’était vraiment un personnage impressionnant et moi j’étais un jeune gamin et les mots ne sortaient pas. J’ai fait un Bug tellement j’étais impressionné !
C’était une immense fierté et en même temps très intimidant.

Backstage : Parles nous de ce match qualifié du plus hilarant de l’histoire du Tennis de Table ...

JMS : Ah oui, le match où il y a des millions de vues sur YouTube lol
Alors c’était un tournoi sur invitation en janvier 2014 à Taïwan.
On était huit joueurs, deux groupes de quatre.
Moi j’ai joué contre le taïwanais qui en fait était l’organisateur du tournoi.
J’ai essayé de jouer le match à fond, puis je me suis dit je vais terminer le set en faisant un peu de show , ce qui m’arrivait parfois pour amuser la galerie.
Et puis ça a été des balles de plus en plus spectaculaires de son côté, de mon côté, puis j’ai accroché la séparation, puis j’ai voulu remettre la séparation et puis voilà on a fait un super beau match d’exhibition .
Les deux commentateurs chinois éclataient de rire , la salle était grande, je passais la première séparation puis la deuxième, on a tourné la table, on jouait au-dessus de la tête des arbitres tout en faisant de super beaux points .
C’est en fait une mayonnaise qui a bien pris.
J’étais en vacances quand j’ai vu ce résumé sur les réseaux sociaux , sans compter les chaînes de télévision.
Les allemands voulaient même que j’explique cela et puis voilà, c’est devenu viral. C’est dingue, c’est un beau souvenir !

Backstage : A quand une nouvelle rencontre avec les Taloches ?

JMS : Haha ! C’était avant hier avec Bruno au Golf car on a cette même passion.
Cela fait des années maintenant que l’on fait des Shows Ping avec les Taloche et Pierre Theunis, cela va déjà faire 25 ans, qu’est-ce que le temps passe vite!
La suivante devait être les 4/5/6 Juin à Libramont mais elle a été postposée Covid oblige !
C’est reporté à l’année prochaine en espérant que ...

Backstage : Si cela n’avait pas été le tennis de table, vers quelle discipline sportive te serais tu dirigé ?

JMS : Très difficile à dire, j’ai commencé le Foot avant le Ping, j’ai joué deux ans au Foot et puis j’ai commencé le tennis de table .
Au tennis de table après deux ans j’étais Champion de Belgique Minimes donc il a fallu faire un choix .

Backstage : Qu’aurais-tu aimé faire si tu n’avais pas été sportif professionnel ?

JMS : Je ne sais même pas répondre à cette question-là car ça a été tellement tôt .
J’ai tellement été passionné, absorbé.
J’ai vécu grâce et pour le sport et ce encore toujours aujourd’hui parce que je roule à vélo .
J’y pensais encore tantôt, aujourd’hui mon hobby c’est le Golf et mon entraînement le Vélo.
Donc je ne sais pas répondre à cette question car j’ai commencé tellement jeune jusqu’à mon arrêt en 2019 .

Backstage : Est-ce que la compétition ne te manque pas trop ?

JMS : Pas du tout . J’ai toujours dit que je préférais faire une année de trop que une année trop peu .
Je pense que au final j’ai fait entre une année et deux années de trop.
La dernière année, j’avais des petits pépins à gauche à droite, j’avais mal au dos, mal aux genoux .
L’équipe n’était plus au Top non plus, c’est moi qui devait tirer une équipe mais qui ne jouait plus le premier rôle, donc .
Moi je voulais bien aider en étant le 3e joueur et booster, mais pas à presque 50ans être moi encore le gladiateur .
Donc voilà, ça correspond bien, je n’ai pas de regrets du tout .
La compétition ne me manque pas, j’ai été un compétiteur toute ma vie .
Je suis passé à autre chose, je fais toujours mon sport, oui, mais il n’y aura pas de Come-Back ça c’est sûr.

Backstage : Qu’aimerais-tu encore absolument réaliser ?

JMS : Le Challenge suivant est l’élection à la présidence du comité olympique belge.
L’élection se fera le 10 septembre donc voilà, ça c’est mon prochain challenge.

Jeremy Delaunoy



Jeremy Delaunoy est un jeune chanteur ayant participé à la saison 9 de The Voice Belgique. Il a touché l'intégralité des coachs, le public et nous aussi d'ailleurs, lors de son audition à l'aveugle.

C'est dans la team de Typh Barrow qu'il trouve sa place, étant sensible, douce et à l'écoute c'est sans doute la coach idéale pour lui et depuis il n'a cessé d'émouvoir tout le monde à chaque émission.

Hyper talentueux, sensible, humain et humble, voilà le genre de qualités qu'ont les GRANDS artistes et ce n'est certainement pas la dernière fois que l'on entendra parler de lui.

Cela a été un vrai plaisir pour nous de discuter avec toi, lors de ton interview, Jeremy, tu es une très belle personne, n'en doute jamais

                                                            Xoxo


Backstage : Qu’est ce qui t’as amené à te lancer dans la musique ?

Jeremy : Par passion, j’ai toujours aimé la musique .
Petit je voulais faire de la guitare, je suis arrivé à l’académie avec mon père et on m’a dit que j’étais trop petit, car mes doigts n’étaient pas assez grands pour pouvoir en jouer.
Donc ils ont proposé que je fasse du piano.
Mon père a dit ok, on va faire un essai et là, on a vu que j’avais très vite assimilé ce que ma prof de piano jouait et grâce à cela, ma prof a dit à mon père que je pouvais revenir la semaine prochaine, et voilà....
Le chant par contre, je l’ai commencé vraiment durant le confinement .
Je chantais déjà avant, mais durant le confinement j’ai vraiment travaillé mon style et ce que je voulais transmettre.

Backstage : Quelle est ta plus grande inspiration ?

Jeremy : J’aime beaucoup Gainsbourg, musicalement j’aime beaucoup les musiques de films.
Les musiques classiques aussi, j’écoute beaucoup Chopin .
Les grands classiques quoi .

Backstage : Quel est ton chanteur ou ta chanteuse préférée ?

Jeremy : Mon chanteur préféré c’est Benjamin Biolay, je n’ai pas de chanteuse préférée.

Backstage : Si on te donnais la possibilité de faire un duo de rêve, tu le ferais avec qui?

Jeremy : Sans hésitation avec Benjamin Biolay et Serge Gainsbourg !

Backstage : Qu’est ce qui t’a le plus marqué dans l’expérience de The Voice ?

Jeremy : Que l’on m’ait fait confiance !
Pouvoir faire ma musique et la scène, cela m’a apporté vraiment beaucoup.
Surtout que l’on m’ait fait confiance.

Backstage : C’était comment de travailler avec Typh Barrow ?

Jeremy : Très chouette expérience, elle est très carrée et elle m’a apporté beaucoup !
Vraiment c’était une très très belle expérience.

Backstage : Était-ce vraiment le Coach idéal pour toi ou aurais tu tenté avec quelqu’un d’autre ?

Jeremy : Non non non! Elle m’a vraiment apporté beaucoup !
Je n’aurais pas été vers d’autres Coachs, non .

Backstage : Comment était l’ambiance sur le plateau de The Voice avec les coachs et les talents ?

Jeremy : Que ce soit avec les coachs ou avec les talents, c’était cool .


Backstage : Y a t’il quelqu’un que tu vas revoir ?

Jeremy : Youssef .

Backstage : Y a-t-il un style de musique que tu aimes plus qu’un autre ?

Jeremy : J’aime beaucoup le classique.

Backstage : A part la musique et chanter, as-tu d’autres passions ?

Jeremy : L’histoire, les films fantastiques ou les films psychologiques.


Backstage : Tu aimerais composer la musique d’un film ?

Jeremy : Ah oui ! Franchement ce serait fantastique !
Si je pouvais composer pour des films, ça me brancherait grave !


Typh Barrow

Typh Barrow est une chanteuse, auteur, compositrice et pianiste belge.
Elle est également Coach  dans The Voice Belgique.
C’est une jeune femme pleine de talent, de gentillesse, de sensibilité, de douceur, de fun, que nous avons eu le plaisir d’interviewer.
Aussi sincère que sa musique, nous avons eu beaucoup de plaisir à l’écouter répondre à nos questions et nous espérons que vous en aurez autant à lire cette ITW.
Encore merci à elle d’être qui elle est.

                                                                                                                                      Xoxo 


Backstage : Qu’est ce qui t’as donné l’envie enfant de te diriger vers la musique et puis d’y faire carrière ?

Typh: C’est difficile de verbaliser une envie inconsciente, parce que c’était une envie depuis que je suis toute petite, je pense que la scène m’a toujours attirée depuis que je suis très petite.
J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont mise dans des activités extra scolaires, musicales, sportives etc. et la scène a très vite été un endroit auquel j’ai pris goût, sans doute pour les mauvaises raisons à la base, c’est à dire que je pense que c’était une façon de me sentir exister dans le regard de l’autre, de me sentir validée dans ce que je j’étais parce que finalement, je manquais pas mal de confiance en moi et donc ça a été très vite un appel, une façon pour moi de me sentir aimé et validée dans ce que j’étais et ce que je faisais, et puis heureusement ça s’est transformé au fil du temps, mais je crois que ça a dû partir un petit peu de là .

Backstage : Si tu devais te décrire en quelques mots.. qui es-tu Typh Barrow ?

Typh : Typh Barrow c’est pas moi toute seule, Typh Barrow c’est une équipe, et c’est avant tout un binôme, c’est à dire que il y a moi, mais il y a aussi François Leboutte qui est mon producteur, avec qui je construis ce projet depuis des années, qui fait énormément de choses dedans, et donc voilà c’est pas uniquement moi, c’est un travail d’équipe.
C’est à dire que j’ai aussi des musiciens avec qui on tisse une relation particulière qui me permets de construire le projet dans une ambiance très familiale, très joyeuse, très joviale, très bienveillante aussi, j’ai la chance d’être entourée de personnes très bienveillantes, très talentueuses, et-moi comment je me sens la dedans ? , c’est sûr que je suis l’initiatrice de tout ça puisqu’à la base tout a commencé sur mon piano toute seule chez moi entrain d’écrire et composer mes chansons, disons que c’est le point de départ quand même, et puis autour de ça il y a toute une équipe qui s’est construite, mais j’ai typiquement besoin d’une personne comme François qui est un moteur, qui est un baromètre, qui fait tout autant si pas beaucoup plus dans ce projet et puis encore une fois il n’y a pas que lui il y a vraiment toute l’équipe autour, je vois plus ça comme un travail d’équipe.

Backstage : Quand on lit, ou écoute tes interviews, on découvre une personne qui a de vrais valeurs et qui prend la peine de voir chaque point positif chez l’autre. Une grande qualité lorsque l’on est Coach à The Voice ?

Typh : C’est très gentil merci beaucoup, je ne sais pas si c’est une qualité à avoir pour participer en tant que coach à The Voice, j’imagine que chaque coach est appelé pour sa personnalité, et peut être son parcours donc je ne sais pas trop si ça fait partie de, en tout cas je n’ai pas l’impression dans The Voice d’être un juge, j’ai l’impression vraiment d’être là comme un coach, et je pense que la chose la plus importante en tant que coach, c’est justement de pouvoir accompagner son talent avec respect et bienveillance dans cette grosse aventure qu’est The Voice, qui n’est quand même pas une aventure anodine dans la vie de certains candidats, qui peut aussi être un certain tsunami médiatique et donc le but aussi c’est évidemment de pouvoir accompagner ce talent, et pour ceux que l’on n’accompagne pas, parce que malheureusement ça s’arrête au Blinds directement, et bien, de pouvoir en tout cas les aider à faire de cette expérience une expérience positive de laquelle ils pourront ressortir grandit, de laquelle ils pourront peut-être apprendre des choses.
Donc j’essaye tant que je peux de formuler les critiques les plus constructives possibles , si j’ai quelque chose à dire.
Parce que parfois, on se retrouve face à des talents qui ont plus d’expérience que nous et on se sent un peu petit et un peu inutile face à ce genre de talents.
Il y a certains talents à qui on a simplement rien à apporter, rien à dire parce qu’ils ont déjà plus d’expérience que nous même. Disons que ça doit être lié au fait que je sois hypersensible, je pense que je suis quelqu’un de très emphatique, et je ne peux pas m’empêcher de fonctionner à l’instinct, avec les tripes et donc il y a beaucoup de choses que je ressens intuitivement sans doute, et puis c’est important pour moi d’essayer de me mettre à la place de la personne que j’ai en face de moi, parce que il ne s’agit plus de nous, mais du talent avant tout, et c’est vraiment passionnant!
Parce que on se retrouve face à un talent et pour chaque talent c’est du sur mesure, pour chaque talent on doit aller puiser dans notre boîte à outils en fonction du vécu, en fonction du ressenti .
Par exemple, il peut y avoir un talent ou l’on va se rendre compte que si il a des blocages, c’est psychologique, d’autres où ça va être à cause de la technique de chant, d’autres encore, l’hygiène de vie, l’alimentation.
Il y en a pour qui ça va être le sport ou la gestion du stress, donc c’est vraiment passionnant comme exercice d’essayer de lire et de comprendre les besoins du talent qu’on a en face de nous.

Backstage : As-tu un mentor qui dirige tes goûts musicaux et qui fait que tu as ce succès bien mérité ?

Typh : Je n’ai personne qui dicte mes goût musicaux, et personne qui oriente non plus ce que j’écris ou ce que je fais.
Mais par contre, j’ai mon binôme François qui est comme je le disais tout à l’heure, à la fois un moteur, un garde-fou aussi parce que c’est très important pour moi d’avoir une personne de confiance à mes côtés qui va pouvoir m’aiguiller là où je ne suis pas toujours très objective et là où je peux parfois aller dans le mauvais sens.
Je ne suis pas quelqu’un qui fait confiance facilement, mais c’est très important dans les différents domaines de la vie pour moi d’avoir en général une personne de confiance.
Et pour ma musique, c’est vrai que c’est François, c’est vraiment mon baromètre si je peux me permettre le jeu de mot un peu rigolo haha.

Backstage : Quelles sont tes plus grandes inspirations ?

Typh : Ce que je vis et ce que les gens autour de moi vivent, ça ce sont les sources d’inspiration numéro 1 au niveau des paroles que j’écris.
J’ai beaucoup de mal à écrire sur autre chose que les choses qui me touchent, soit parce que mes proches les vivent, soit parce que je les vis directement.
Et au niveau musical, je dirais que ça peut aller dans tous les sens, bons, évidemment!
Ça commence à l’enfance, l’adolescence, la musique qui m’a bercée, mais ça peut même être un film, une phrase, un livre, et c’est ça qui est passionnant avec l’inspiration, c’est qu’en fait c’est complètement imprévisible, ça peut venir de partout et de nul part.
C’est quelque chose qui ne se commande pas et c’est ce qui rend les choses excitantes et à la fois décourageantes parce que on ne peut pas la provoquer l’inspiration, donc il m’arrive parfois de rester des heures devant mon piano et de n’avoir rien qui vient pendant plusieurs jours, semaines, j’aimerais bien la recette parfois haha.

Backstage : Quel serait ton Duo de rêve ?

Typh : Oh il y en a pleins !
Il y a tellement d’artistes que j’adore avec qui je rêverais de travailler et tous ceux avec qui j’ai eu la chance de travailler jusqu’à présent !
Ça a été le rêve !
Et particulièrement Gulaan, ça a été un beau voyage, on est parti en Nouvelle Calédonie, on l’a rencontré, on a rencontré sa famille, il nous a accueilli sur son île dans sa tribu, ça c’était vraiment un duo de rêve quoi, parce que pour le coup, on a été catapulté dans une autre dimension dans une autre réalité, dans un autre monde, c’était complètement féerique et magique, et j’en suis ressortie vraiment grandie.
Mais pour les futurs, j’aurais du mal à n’en citer qu’un , parce qu’il y en a vraiment de trop, et pour ceux qui ne sont plus là, j’ai tout de suite envie de dire : Michael Jackson, Prince, bon voilà quoi on en est là haha, on a le droit de rêver.

Backstage : As-tu d’autres passions ? D’autres choses que tu aimes ?

Typh : Bien sûr !
Je suis une grande passionnée !
La nourriture première passion, les voyages.
Le sport c’est une passion, mais c’est aussi nécessaire à mon équilibre quotidien, voilà ça fait partie des passions que j’ai.

Backstage : Que préfères tu dans le fait d’être Coach à The Voice ?

Typh : Un peu tout ce que j’ai dit, disons que l’étape que je préfère, c’est l’étape des duels et qui est à la fois l’étape la plus redoutée !
C’est l’étape des duels, parce que c’est le moment où on découvre nos talents, c’est le moments aussi où on doit apprendre à les connaître, et on doit essayer de former des duels avec des univers très différents parfois.
C’est tout un challenge et quand on finit par voir qu’il y a une alchimie qui se crée sur le ring et que ça nous rend la tâche encore plus compliqué ça a quand même quelque chose de galvanisant, mais je dirais tout le travail avec les talents en fait c’est chouette vraiment !
Quand on découvre son équipe, on reçoit énormément et je ressorts tout aussi grandie, si pas plus riche de ces échanges avec mes talents et de cette aventure parce que ils m’apportent énormément aussi tant sur le plan musical que humain.
Donc, ça c’est vraiment les parties que je préfère et ça passe beaucoup trop vite d’ailleurs.

Backstage : Quel est ton film préféré ?

Typh : Il y en a beaucoup, mais de manière générale je suis très comédies romantiques, j’ai adoré The Notebook, je trouve que c’est une histoire d’amour tellement poétique et tellement magnifique, j’adore ce film!

Backstage : Quel serait le prochain grand projet que tu aimerais réaliser ?

Typh : Ma tournée, j’aimerais vraiment bien qu’elle puisse enfin avoir lieu quoi, parce que l’album est sorti en janvier 2020, et l’année 2020 ça a été un peu les montagnes russes, on devait avoir la tournée qui devait suivre dans la foulée qui affichait sold out, qui a été reporté mainte fois, et là, il me tarde de monter sur scène !
C’est vraiment mon prochain grand projet parce que j’ai envie de pouvoir défendre mon bébé sur scène, ça fait trop longtemps là !
On meurt d’envie de monter sur scène et de pouvoir retrouver le public, de pouvoir partager la musique avec un vrai public, et pouvoir défendre cet album.

Top Chef 2021 - Mathieu Vande Velde

Mathieu Vande Velde est notre candidat belge de la saison Top Chef 2021
Originaire d’Anderlecht, il intègrera l’école hôtelière de Namur avant de faire un stage et ses premières armes au prestigieux restaurant Comme Chez Soi.
Après cela il rejoindra David Martin au restaurant La Paix à Anderlecht.
Remarqué par les casteurs de Top Chef il fini par accepter de passer le casting.
A 22 ans notre candidat belge va sans aucun doute nous faire vivre de surprenants moments ! 



Backstage : Qu’est ce qui t’a donné l’envie de te lancer dans la cuisine ?

Mathieu : Il faut savoir que de base, je ne suis pas passionné de métier.
C’est en allant manger un jour avec mon grand père qu’il m’a dit « Tu sais quoi, tu aimes bien manger alors fait la cuisine ».
Je suis rentré chez moi et j’ai dit à mes parents, je vais faire cuisinier.
Mes parents m’ont dit, attends tu as été manger une fois au restaurant et tu veux changer de vie ?!
Mon père m’a dit, il y a deux conditions si tu veux faire ça, la première c’est que tu iras à Namur car c’est la meilleure école en Belgique , internat, uniforme, rigueur.
La deuxième, j’ai un client qui a un restaurant et j’aimerais bien que tu ailles y travailler deux ou trois semaines et le patron me dira si tu es fait pour cela ou pas.
Il me dira si c’est un petit truc passager ou pas .
J’ai donc fait ce stage et là ils m’ont appris à faire des pommes de terre tournées, tu sais c’est une technique un peu ancestrale de la cuisine française et en fait j’ai mis deux semaines à apprendre à le faire .
Et seulement après ces deux semaines là, ils m’ont dit, maintenant que tu sais faire cela, tu peux passer en cuisine.
Alors le patron a dit à mon père, tu sais si pendant deux semaines il a accepté de faire les pommes de terre, c’est que vraiment ça lui plaît !
Et je suis parti à Namur.
Et c’est véritablement quand j’ai eu mon stage au Comme Chez Soi, quand j’ai eu 16 ans, que je me suis dit , ça c’est ma passion!
Là je me suis découvert une passion pour ce monde de la Gastronomie.

Backstage : As tu un mentor ?

Mathieu : Véritablement en fait, j’en ai deux .
Les deux Chefs pour lesquels j’ai travaillé :
Lionel Rigolet et bien évidemment David Martin.
C’est vraiment eux qui ont fait le cuisinier que je suis aujourd’hui !
C’est eux mes deux mentors et ça le restera à jamais !

Backstage : Comment t’es tu retrouvé d’abord chez Comme Chez Soi et puis au restaurant La Paix ?

Mathieu : J’ai fait mon stage au Comme Chez Soi .
J’avais eu de bons résultats à mes examens à Namur et de là, l’école vous envoie dans des maisons honorables.
J’avais super bien réussi et je me suis retrouvé au Comme Chez Soi.
J’étais hyper impressionné par ce grand restaurant que moi j’idolâtrerais un peu et j’y ai fait mes 8 semaines de stage.
Après mes 8 semaines, le Sous Chef Daniel, me dit , écoutes, tu as fait un excellent stage et si tu veux, quand tu es diplômé, tu peux venir bosser ici, tu as une place .
J’ai donc continué ma scolarité et quand j’ai été diplômé, j’ai appelé Daniel et il m’a dit : tu peux venir, on va faire un petit entretien, j’ai un contrat et tu peux commencer la semaine prochaine.
J’ai travaillé là pendant deux ans .
Et puis j’ai à nouveau eu envie du rôle du nouveau dans la maison, qui doit faire sa place, s’habituer à de nouveaux cuisiniers etc , j’avais envie de changer de maison.
Très humblement j’avais un ami qui travaillait chez David Martin qui m’a dit : écoutes, nous on a une étoile, mais on pousse pour avoir une deuxième, il y a un gars qui va partir bientôt, alors si ça t’intéresse ...
Je lui ai dit : avec grand plaisir !
Et ça a été une année de dingue !
Le Chef a été élu Chef de l’année au Gault et Millau, un mois après cela on a eu la deuxième étoile au Michelin et là, ça vraiment été une machine qui s’est lancée, ça a été véritablement incroyable !

Backstage : Pourquoi Top Chef ?

Mathieu : J’ai reçu un mail d’un des casteurs qui me dit : écoutes Mathieu on te suit depuis déjà un moment, est ce que tu n’as pas envie de t’inscrire ?
Et comme je ne savais pas de quoi demain allait être fait, si j’allais monter sur Paris ou rester à Bruxelles, je me suis dit : allez, j’y vais, et j’ai postulé pour le casting.

Backstage : Dans l’équipe de quel Chef aimerais-tu te retrouver et pourquoi ?

Mathieu : Alors je m’étais dit, j’ai 22 ans, qu’importe celui ou celle qui me choisira, ils ont tous les quatre à m’apprendre !
Les 4 sont quand même des grands Chefs, donc qu’importe qui me choisit, je suis content !
Maintenant deux m’intéressent c’est Paul Pairet et Philippe Etchebest.
D’une part, Paul Pairet pour sa créativité et d’autre part, Philippe Etchebest pour son côté très rigoureux et compétition.

Backstage : Comment définirais tu ta cuisine ?

Mathieu : Je dirais que j’essaie d’avoir une cuisine à mon image entre guillemets .
C’est à dire assez simple, assez franche et en même temps, complexe .
Je trouve en fait très chiant pour le client qu’il ne comprenne pas ce qu’il mange !
Je trouve que parfois on a oublié que les gens viennent au restaurant pour passer un bon moment.
Et moi, c’est ce que j’essaie toujours de garder à l’esprit quand je fais un plat.
J’essaie que ce soit simple au visuel, à la dégustation et à la thématique, mais que en même temps quand les gens le goûtent, ils se disent: ah, on sent qu’il y a du boulot derrière.
Et ça c’est je trouve la touche de cuisinier la plus intéressante aujourd’hui, que ce soit le plus percutant possible !

Backstage : Quel est le défi le plus important que tu t’es êtes fixé dans ce challenge ?

Mathieu : Pour moi, le plus important est de savoir comment moi aujourd’hui en temps que Chef, je vais être jugé par ces 4 Grands Chefs !
Est ce qu’ils vont être convaincus par mon univers culinaire ? Est ce qu’ils vont avoir envie de me connaître ou pas ?
J’attends vraiment de savoir cela !

Backstage : Quelle a été la réaction de David Martin à l’annonce de ta participation?

Mathieu : Cela s’est très bien passé car David Martin avec qui je travaillais encore au restaurant La Paix, m’a de suite rassuré sur le fait qu’ils  s’arrangeraient tous  pour que je puisse vivre cela au mieux !
Et cela c’est super bien passé.

Backstage : Le 15 Février approche, comment te sens tu ?

Mathieu : Je me sens bien, nerveux, excité.
Parce que c’est vrai que depuis que mon nom est apparu dans la presse, j’ai eu pas mal de réactions, pas mal de messages des gens d’un peu toute la Belgique .
Alors c’est vrai que ressent une pression, je me dis : j’espère que les gens vont être satisfaits de ce que je vais faire et montrer .
Et puis je n’ai aucune idée de l’image que je vais rendre à la télé .
Donc je suis très impatient de voir la réaction des gens !

D&V Couture

Quand un chroniqueur de renom s'associe à une styliste et couturière connue et reconnue, cela donne naissance à  un projet de belle envergure ! Valérie Gilson est couturière, styliste et modéliste de profession et ses créations ont attirées l'oeil expert de David Jeanmotte, qui la contacta un jour pour parler d'un projet. Créer des vêtements uniques mais pouvant mettre en valeur toutes les femmes, donner la possibilité à chacune de se sentir belle et d'être mises en valeur quelle que soit leur morphologie. La beauté d'âme de David Jeanmotte, son coeur d'or et sa grande générosité font qu'il ne pouvait s'associer qu'à une personne ayant la même vision des choses que lui, ce qu'il trouva en Valérie. De là naquit donc D&V Couture . 

Backstage : Quel a été le déclic de cette association ? 

D&V : J'ai toujours voulu rencontrer David car je le trouvais tellement humain et il a tellement d'empathie !  J'ai donc un peu provoqué le destin au salon Créativa en février 2020 à Bruxelles ... Il est venu en tant que jury Burda ... nous avions une amie en commun qui m'a fait le rencontrer ! Après quelques mots et heures d'échanges, il m'a promis de me recontacter et a pris mes coordonnées et puis, vous connaissez la suite . 

Backstage : Quelle particularité ont vos modèles ? 

D&V : Nos modèles sont étudiés et recherchés pour convenir à toutes les morphologies . Toutes les femmes sont belles et nous sommes  là pour les aider à s'accepter comme elles sont ! 

Backstage : Pourquoi D&V Couture ? 

D&V : Tout simplement David et Valérie Couture . Même si David avec toute sa générosité voulait mettre le V devant le D Couture, je trouvais personnellement que D&V Couture sonnait mieux ! Il fallait absolument que l'on nous reconnaisse aisément. 

Backstage : On connaissait déjà David Jeanmotte, mais toi Valérie, qui es tu et que faisais tu avant David ? 

D&V : Je suis Valérie Gilson, styliste modéliste et couturière de profession, je crée du sur-mesure, des modèles uniques, je crée aussi à partir de matières recyclées ( zéro déchet) . Je crée des robes de mariée, je donne aussi des cours de couture, mon métier c'est ma passion, j'ai beaucoup bataillé pour y arriver car je voulais y arriver ! Je voulais vraiment exercer ce métier là qui est l'accomplissement de toutes mes espérances ! Et me voilà à présent en duo avec David, le rêve devient réalité! J'avais déjà acquis une belle clientèle, me voici à présent aux côtés d'une belle personne, c'est tout simplement magique ! Merci à vous aussi de m'avoir interviewée, cela m'a beaucoup touché . 

Backstage: Qui de vous deux a eu l'idée de commencer par un ensemble veste et jupe crayon ? Et pourquoi ce choix ? 

D&V : David m'a d'abord parlé d'une veste qu'il a créée il y a quelques années, j'ai tout de suite été partante pour ce projet ! Je l'ai donc remise au goût du jour, l'ai restaurée, modernisée avec des tissus et une coupe parfaite . Après plusieurs essais, le prototype était prêt ! Le but était de la présenter à la Fashion Week de Liège ! Pour cette magnifique occasion, je devais porter la veste pour la présenter. J'ai pensé à une jupe crayon assortie ! Un ensemble chic et glamour ... C'est de ce projet, de cette idée que ces deux pièces sont issues ! 

Backstage: Avez-vous dans l'idée de créer une collection ouverte à toutes et à tous ou visez-vous un style ou un chemin précis ? 

D&V: Nous n'allons pas créer une collection globale, nous allons nous diriger plutôt vers un concept de pièces uniques fabriquées en Belgique dans mon propre atelier et par moi-même. Des pièces qui sublimeront toutes les morphologies et qui mettront en valeur toutes les formes ! Ces créations seront intemporelles, des pièces que nous pourrions qualifier de "valeurs sûres". Des pièces qui seront toujours aussi belles malgré les saisons qui passeront... 

Backstage: Aujourd'hui être accompagné par un homme aussi profondément humain que l'est David Jeanmotte est rare et précieux comment vis tu cette expérience Valérie ? 

D&V: Je sais que j'ai beaucoup de chance ...je n'y croyais pas moi-même quand il m'a parlé de son projet couture et de la confiance qu'il allait m'accorder, tout cela m'a apporté beaucoup de bonheur et de fierté et j'espère les lui rendre aujourd'hui ! 

Backstage: T'étais-tu imaginé un jour vivre une si belle collaboration ? 

D&V: Non bien sûr que non, je n'y ai jamais cru!  Je n'ai même jamais pensé à une collaboration et je ne pouvais pas penser que quelqu'un m'aurait fait confiance à ce point-là ...comme quoi le destin est jonché de belles surprises parfois ! 

Backstage: Avez-vous en tête les pièces suivantes de votre collaboration ? 

D&V: Oui bien sûr...pour les pièces suivantes nous avons déjà quelques idées! Mais tout se construit au fur et à mesure...on en parle beaucoup, et dans nos têtes nous sommes toujours en pleine effusion de pensées et créations! Et David a tellement d'idées que je dois parfois le freiner: Réaliser le patronage, créer le modèle et le coudre prends énormément de temps! Dans notre duo, l'un et l'autre nous nous épaulons, nous nous sommes bien trouvés ! 

Backstage: Que représente pour vous cette collaboration humainement parlant ? 

D&V: Pour moi cette collaboration représente beaucoup de fierté! C'est l'accomplissement de beaucoup de travail, de beaucoup d'années pour lesquelles j'ai investi beaucoup de temps, de labeur aussi...mais tout cela me donne tellement confiance pour le futur! Cette collaboration est un véritable cadeau ! 

Backstage: Auriez-vous envie de faire chaque année un défilé afin de montrer votre collection ? 

D&V: Pourquoi pas, mais nous préférons créer des événements car nous aimons beaucoup le contact avec les gens, parler et échanger avec eux ça n'a pas de prix! Conseiller les gens, nous adorons cela ! 

Backstage: Auriez-vous envie de faire passer un message à travers votre collection ? tout comme Stella McCartney vis-à-vis de la fourrure ? 

D&V: Notre message est le suivant: toutes les femmes sont belles, elles méritent toutes de l'attention, elles ont besoin de se sentir belles et bien dans leur peau... nous pouvons les sublimer grâce à nos créations, nos passions, la couture... chaque femme est belle et unique !

Carlos Vaquera

Carlos Vaquera est un animateur de télévision et créateur d'illusions/mentaliste hispano-belge. 


Backstage:  Qu'est ce qui t'as donné l'envie de faire de la magie ? 

Carlos: J’imagine que c’est la passion de l’émerveillement. Au départ l’illusion n’’était qu’un hobby qui très rapidement est devenue une passion et naturellement un métier. En fait en septembre 1984, je suis devenu le premier magicien professionnel à vivre exclusivement de la magie de proximité. Une autre possibilité, si nous croyons à l’hérédité, c’est celle du sang, puisque le frère de ma maman a été un magicien populaire en Espagne : El Gran Oscar. 

Backstage: L'univers de la magie est immense, quelles sont tes préférences et pourquoi ? 

Carlos: Mes préférences sont les deux arts que je pratique au quotidien : l’illusionnisme et le mentalisme. L’illusionnisme est de la manipulation qui crée des émotions. J’adore le contact humain et j’ai la sensation que cette proximité le permet d’une manière plus intime que ce que la scène peut offrir. Le mentalisme d’un autre côté, qui manipule les sens des spectateurs, me semble plus fort puisqu’il se rapproche le plus de la vraie magie. Bref, les deux me comblent chacun à leur manière. 

Backstage: Tu as aussi été présentateur, tu es comédien, est ce que ces moments te manquent ? 

Carlos: J’aime endosser des rôles différents, que ce soit celui de l’animateur ou du comédien. Ca fait quelques années que je n’ai plus exercé mon rôle de présentateur à la télévision, tandis que celui de comédien, je l’ai joué au théâtre et au cinéma récemment. J’aime me mettre en danger, surprendre les autres et pourquoi pas, me surprendre également. Mais il est vrai que l’aspect financier est aussi important et que je gagne mieux ma vie avec mes spectacles de mentalisme ou d’illusionnisme qu’en étant au théâtre. C’est une des raisons pour laquelle on ne me voit pas souvent sur scène. Maintenant je dois t’avouer que je n’ai plus de télévision depuis une quinzaine d’année. Je suis entouré de livres et je lis beaucoup. Alors, est ce que la télévision me manque. Pas vraiment. Mais je suis toujours ouvert à de beaux projets ! 

Backstage: Le mental est très important pour toi et l'on voit que cela fait vraiment partie de toi, depuis toujours ? 

Carlos: Non, je crois que c’est venu au fur et à mesure . J’ai quitté les études à 20 ans et j’ai commencé à travailler professionnellement comme comédien et créateur d’illusions très rapidement. Mais assez vite je me suis aperçu qu’il me manquait quelque chose. Il me manquait des maîtres. Donc les livres ont remplis ce rôle La lecture a été une voie magnifique vers la sagesse. Pour moi un livre c’est un raccourci de vie . Les livres et certaines rencontres m’ont beaucoup apporté et cela m’a permis d’avancer. D’ailleurs dans un de mes ouvrages qui s’appelle « Inspiration » (aux éditions Lamiroy)  je dis: « Certains sont prêts à tout pour être dans la lumière et d’autres sont simplement lumineux » et je préfère de loin les gens lumineux ! 

Backstage: Le mentalisme est venu se rajouter à toutes tes connaissances, un besoin, une curiosité, une évidence ? 

Carlos: Je me suis toujours intéressé au mentalisme. D’ailleurs le premier livre de magie que j’ai lu quand j’avais 17 ans, parlait aussi de mentalisme. Donc ce n’est pas quelque chose de vraiment nouveau pour moi . Mais effectivement ma volonté, sans oublier la magie de proximité, est d’aller plus loin dans le mentalisme. D’où mes deux derniers spectacles « l’Apprent-sage » et « Rien » qui sont exclusivement dédié à cette branche spéciale de l’illusion. Car ne l’oublions pas, le mentalisme scénique c’’est 80% d’illusionnisme déguisé et 20% de techniques d’influence, de décodage non verbal, qui donnent l’illusion d’un 6èmesens. Mais surtout ça me permet d’inviter mes spectateurs à vivre des réalités non ordinaires. J’aime penser que je les divertis mais que je les nourris également de réflexion qui pourraient les conduire vers une sagesse plus grande de l’existence. 

Backstage: Tu as eu de très belles récompenses pour ton talent déjà, aurais tu envie d'en rajouter quelques-unes ? 

Carlos: Non, pas vraiment. Même si bien sûr, je suis très heureux de les avoir reçues. Mais elles ne veulent pas dire grand-chose. Comment peut-on dire que Robert de Niro est un meilleur acteur qu’Al Pacino? Ou que Brad Pitt est meilleur que Leonardo DiCaprio ? Ils sont tous exceptionnels, alors l’Oscar qu’ils reçoivent, récompensent leur talent ou leur rôle ? Lorsque j’ai reçu ces magnifiques prix, je ne suis pas certain que j’étais le meilleur. J’ai juste apporté ma touche personnelle qui a séduit le juré à ce moment-là précisément, c’est tout. 

Backstage: Qu'est ce qui t'as donné l'envie d'écrire ? 

Carlos: J’ai toujours aimé les mots et j’adore la langue française, même si je lis en espagnol et en anglais. J’ai déjà publié douze livres, des essais, un roman, une nouvelle, un conte initiatique, des livres d’initiation à la magie, des livres dédiés aux passionnés et professionnels de l’illusion, etc. (vous pouvez découvrir la liste des livres de Carlos sur son site www.carlosvaquera.com). Mon premier livre (qui est épuisé aujourd’hui, donc si vous le possédez dans votre bibliothèque, c’est un collector) parlait de la créativité de l’artiste au service des sociétés. J’avais juste envie de donner quelques clefs aux autres magiciens pour les aider à ouvrir certaines portes et au final pouvoir vivre de leur passion. Aider les autres magiciens à s’en sortir sans devoir être sur une scène, sans faire du théâtre. Ça a  été ma première motivation, ensuite, comme j’aime beaucoup la philosophie, j’ai écrit un roman qui s’intitule « L’empreinte de l’Invisible ». La suite est venue naturellement. L’idée principale de mon écriture est de faire réfléchir le lecteur sur sa propre existence avec cette intention non dissimulée de faire du bien. Et je pense que c’est le cas, puisque depuis plus de sept ans dans une école à Champion, tous les en dernières années de secondaires doivent me lire. Je suis même un des thèmes d’examen en philosophie dans leur école. D’ailleurs je m’y rend chaque année pour donner deux conférences sur ma trilogie « Aspirations – Expirations – Aspirations » (aux éditions Lamiroy). J’ai également rencontré lors d’un de mes spectacles de mentalisme une neuro-psychologue qui aujourd’hui utilise mes livres pour aider ses patients. Elle en a parlé à d’autres psycho-thérapeutes qui font la même chose. Donc petit à petit, mes petits mots vont bien au-delà de mes espérances et aident certaines personnes un peu perdues. Je suis très heureux de le savoir ! 

Backstage: Parles nous de ton spectacle qui se jouera au Fou Rire le 21 mars 2021. 

Carlos: C’est mon deuxième « seul en scène » que je reprends exceptionnellement à la demande de Cathy Thomas. Ili s’appelle « iMAGIEnaire ». Il mêle 75% d’illusionnisme et 25% de mentalisme . Il y a de l’humour, des contes, de la légèreté, des moments plus profonds,… A un certain moment je joue un vieux personnage qui parle de sa passion pour l’illusion et c’est un moment très émouvant dans le spectacle. Certains spectateurs m’ont même dit que je les avais fait pleurer. C’est un sacré compliment pour moi car faire rire c’est bien, mais faire pleurer signifie que j’ai touché le cœur des gens. Dans ma conception des choses, un  spectacle n’est pas simplement du divertissement mais aussi de l’enseignement. J’aime à penser qu’à l’aide de mes différents spectacles je mets des petites graines de sagesse dans l’esprit des spectateurs. 

Backstage: Tu es le seul créateur de tes spectacles ou bien t'entoures tu pour le faire ? 

Carlos: J’aime travailler en solitaire pour la création de mes spectacles. J’en suis l’auteur mais aussi le metteur en scène. En revanche, il est toujours important d’avoir un regard extérieur. J’ai donc une directrice d’acteur qui se nomme Kathleen Schultz et qui m’accompagne depuis toujours. Elle possède un formidable œil extérieur qui est toujours juste. Elle m’inspire énormément et me transmets toujours des idées fortes et percutantes. Bref, c’est une plus-value indéniable pour tous mes spectacle. C’est d’ailleurs elle qui a dirigé mes quatre seul-en-scène. 

Backstage: Aujourd'hui le Covid a boulversé le monde dans divers domaines dont celui du spectacle. Comment vis tu cette situation ? 

Carlos: Comme tout le monde! J’ai la sensation que plus le temps passe et plus on nous enlève nos libertés. Nous avons besoin du contact social pour nous épanouir, mais nous ne pouvons plus aller au restaurant ou boire un verre entre amis. On nous empêche d’aller au théâtre, au cinéma, dans les salles de sport. Bref, tout ce qui peut nous procurer du plaisir et augmenter notre système immunitaire nous est retiré. Nous reconnaissons l’intelligence d’une société à sa culture et si ça continue comme ça, notre société risque d’être de plus en bête et par conséquence de plus en plus méchante. 

Backstage: Comme dit précédemment, tu es quelqu'un pour qui le mental est très important. Qu'aurais-tu  envie de dire aux gens pour leur donner l'énergie de tenir le coup face à ce fléau ? 

Carlos: Dans mon roman « L’empreinte de l’Invisible » je disais « Il n’existe aucun mal d’où ne naisse un bien ». Je pense qu’un conflit n’est ni négatif ni positif. C’est ce que nous en faisons qui le transforme dans tel ou tel état. Souvent nous nous rendons compte que c’est juste une question de temps. Il faut cultiver non seulement notre esprit mais aussi notre corps. Nous oublions trop souvent qu’il est notre seul vrai moyen de locomotion pour traverser le temps et l’espace. En l’utilisant tous les jours de manière positive, cela va nous permettre de mieux résister au temps. Donc si je devais donner un seul conseil à tes lecteurs ce serait le suivant : si vous êtes jeunes fortifiez votre corps et assouplissez votre esprit, et lorsque vous serez plus âgés, assouplissez votre corps et fortifiez votre esprit.

Olivier Minne

Olivier Minnie est un présentateur de télévision franco-belge. En 1990, après avoir frappé aux portes de toutes les chaînes, il est engagé comme aide administratif à France 2. Remarqué, il devient speakerin pendant trois ans. En parallèle, il va présenter quelques émissions. Sa carrière décolle et il intègre l'émission "Matin Bonheur" comme chroniqueur et par la suite en devient le présentateur. A partir de juillet 2003, il anime le célèbre "Fort Boyard" et après l'avoir co-présenté avec différentes animatrices, il se retrouve seul aux commandes à partir de 2010 et jusqu'à présent. N'oubliant pas sa première passion pour le théâtre, il se lance dans la production de pièces de théâtre jouées par des animateurs de France 2 et diffusées en direct sur la chaîne. C'est un gros succès d'audience, il renouvelle l'opération plusieurs fois et c'est à chaque fois une réussite. Il fait également quelques apparitions dans plusieurs téléfilms. Maintenant il présente également les émissions "Boyard Land", "Joker", et "Tout le monde a son mot à dire" sur France 2. 


Exemple de texte

Backstage: Qu'est ce qui vous a donné envie de devenir présentateur télé ? 

Olivier: La question est davantage : qu’est-ce qui m’a amené à devenir présentateur à la télévision. J’ai commencé comme homme à tout à faire puis assistant déco à RTL télévision en 1986, puis suis devenu assistant cameraman toujours pour la même chaîne. J’étais en parallèle à l’université. En 1987, toujours sur RTL, j’ai fait mes débuts à l’écran dans des petites saynètes avec Anouchka Sikorsky pour une émission pour enfants, « Chocolat Show ». Puis, une fois à Paris, je suis redevenu homme à tout faire mais à Antenne 2 pour payer mes cours de comédie. C’était en janvier 1990. En mars de la même année, je faisais mes débuts à l’antenne comme « speakerin », càdprésentateur des programmes, après avoir été repéré par la maman d’Antoine de Caunes, Jacqueline Joubert. Jacqueline avait été la première femme à apparaître à l’écran, en 1949. Tout cela est arrivédonc sans que je veuille grand-chose au départ. À moins que je n’aie mis en place inconsciemmenttout ce qui devait m’amener à devenir un jour homme de télévision. Qui sait… 

Backstage: Votre roman "Un Château pour Hollywood" a fait un carton, d'ailleurs nous l'avons adoré ! Qu'est ce qui vous a donné envie de partager l'histoire du Château Marmont ? 

Olivier: Merci d’avoir aimé ce livre pour lequel j’ai mis près de trois ans à l’écrire tant il me paraissait important de m’imprégner, décennie par décennie, de l’atmosphère d’Hollywood. Le Château Marmont est un des derniers lieux d’Hollywood qui renferme entre ses murs la poussière du souvenir de ce que fut une époque révolue où la liberté, l’élégance, le glamour n’étaient pas de vains mots. Il y a dans cet endroit une part romanesque indéniable. J’ai inventé beaucoup de choses, mélangées à des faits réels. Ce qui paraît le plus improbable n’est pas toujours ce qui fut produit par mon imagination. 

Backstage: Avez-vous d'autres projets livresques de prévus pour l'avenir ? 

Olivier: Oui, je suis en train d’écrire un deuxième roman. Autre époque, autre lieu, autre histoire. Il sera sans doute plus personnel, même si dans tout ce que l’on écrit une part de soi est donnée, quoiqu’on essaye de l’éviter. 

Backstage: Bientôt 20 ans à Fort Boyard, qu'est ce que cela vous fait ? Vous imaginiez-vous lors de votre première émission en arriver jusqu'ici ? 

Olivier: Rien ne pouvait me faire penser que j’y serais encore. J’ai beaucoup de fierté à présenter ce programme depuis si longtemps. Je suis heureux de pouvoir dire aux jeunes qui regardent cette émission, en signe d’au revoir, qu’il ne faut jamais baisser les bras et penser soi et sa vie, toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort. 

Backstage: La saison 2 de Boyard Land sera bientôt diffusée sur France 2, les tournages n'ont-ils pas été trop compliqués dû à la situation actuelle ? 

Olivier: Non, nous avons mis en place toutes les mesures sanitaires permettant un tournage serein. Test, mesures barrières, et masques. J’ai eu la chance une nouvelle fois de présenter un programme fabriqué par des femmes et des hommes avec lesquels je travaille sur le Fort depuis 18 ans. Ils sont tous merveilleux de courage et de talent. Je pense que nous allons offrir aux téléspectateurs un divertissement familial que plus aucune chaîne de télévision ne propose aujourd’hui, hors France 2. 

Backstage: Si vous n'aviez pas été animateur télé, qu'auriez-vous voulu faire et pourquoi ? 

Olivier: Enfant, je voulais devenir vétérinaire après une carrière de pompier qui s’arrêta à ma collection de camions. Puis l’idée d’être avocat m’a animé un temps. Aujourd’hui je serais peut-être restaurateur de tableaux. Je suis très admiratif de ceux qui créent avec leurs mains. De plus restaurer c’est sauver la mémoire, c’est ce que j’essaye de faire au travers de mes livres. Les objets font aussi partie de la mémoire. 

Backstage: On vous retrouve également dans "Tout le monde a son mot à dire" avec Sidonie Bonnec et dans "Joker" sur France 2. Qu'est ce que vous aimez le plus dans le fait de présenter des jeux télé ? 

Olivier: Le fait de pouvoir divertir tout en cultivant, de jouer à l’idiot tout en faisant passer quelques messages, parfois. Il faut savoir lire entre les mots des animateurs de jeux. Tout n’est pas alors si léger, quoiqu’il me semble important, pour nous sauver du désespoir, de finir toujours par une pirouette. 

Backstage: Vous vivez la moitié de l'année à Los Angeles, qu'est ce qui vous plaît le plus là-bas ? 

Olivier: Rien ne m’y plaît le plus. J’y suis arrivé un jour par obligation, et m’y suis installé sans en avoir fait le choix. Comme entraîné. J’y écris là-bas plus facilement qu’à Paris. On n’est jamais si près de sa langue que quand on s’est éloigné de son pays. 

Backstage: Auriez-vous un jour envie de créer votre propre émission télé ? Si oui, quel genre ? 

Olivier: Ce temps-là n'est pas arrivé. Pas sûr que j'en ai le temps. 

Backstage: Vous vous amusez beaucoup sur vos tournages, et votre joie de vivre est contagieuse, avez-vous une anecdote, un moment qui vous a marqué sur un tournage à partager ? 

Olivier: Je ne peux pas en 33 ans de télévision sortir de ma mémoire un souvenir plus qu’un autre. Ce serait comme ne pas reconnaître aux autres l’importance qu’ils ont eue dans mon parcours. Je dirais que tous ces instants où j’ai eu le sentiment d’être libre ont été de grandes joies parce que partagés avec ceux qui me font l’amitié de me suivre depuis tant d’années. Tout cela nous fait une mémoire commune. La mémoire… Vous voyez, on y revient toujours. 


Les Frères Taloche

Les frères Taloche est un duo de comiques belge. Ils ont d'abord entamé leurs carrières séparément avant de former leur duo en 1992. 


Backstage: Qui êtes-vous les Frères Taloche ? 

Les Taloche: Pour Faire court : un DUO d’HUMORISTES SALTIMBANQES  qui sévit depuis 28 ans. Clownesque et burlesque 

Backstage: Racontez-nous l’histoire de votre mythique sketch « J’ai encore rêvé d’elle ». Qui a eu cette idée en premier ? 

Les Taloche: C'est en travaillant le premier spectacle en 1992...  On voulait faire un sketch sur le fait que si on traduit les journaux télévises pour les sourds pourquoi pas les chansons ? On a essayé plusieurs duos de chanteurs et tout de suite on s'est senti inspirés sur (J'ai encore rêvé d'elle) la magie a fait le reste 

Backstage: 2007 Année de l’Olympia, qu’avez-vous ressenti ? 

Les Taloche: Une grande fierté d'avoir pu le faire. On a même pu refaire la même 2 ou 3 ans plus tard. C'est un lieu mythique où tous les artistes rêvent d'y passer un jour. L'ambiance était au top. 

Backstage: La RTBF vous dédie une émission « Signé Taloche » qui aujourd’hui est toujours d’actualité. Vous n’arrêtez pas de monter !     

Les Taloche: Cette émission a débuté en 1997 et cette belle aventure s'est arrêtée l'an dernier. 20 ans d'émissions, plus de 70 émissions. C’est assez rare une longévité comme ça en télé. Magnifique expérience et une belle confiance de la RTBF. Pour le moment on travaille sur le numéro 2 de l'émission qui met les animateurs de la chaîne au défi ce sera pour 2021. 

Backstage: Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire votre pièce de théâtre « Les Caves » ? 

Les Taloche: Une envie de jouer un jour une pièce.... Vu que on ne trouvait pas vraiment ce qu’on voulait, on a tenté de l'écrire nous-mêmes... une belle expérience aussi. 

Backstage: Vous êtes aujourd’hui tous deux dans la production, c’était pour vous une suite logique ? 

Bruno Taloche: Oui chacun de notre côté avec nos sociétés on fait de la production ou du management ... Vincent s'occupe de VIRGINIE HOCQ et PE et moi de FABIAN LE CASTEL et FREDDY TOUGAUX ; On a aussi fondé ensemble le FESTIVAL DU RIRE DE LIEGE, le VOORIRE. 

Backstage: Le Voo Rire Festival, créé en 2011 est un Festival incontournable regroupant le meilleur du rire et se tenant à Liège chaque année. Le choix de la ville de Liège était-il voulu ? 

Les Taloche: Il fallait une ville proche de nos racines et capable d'avoir plusieurs types de salles de capacités différentes. De plus il n 'y avait jamais eu de festivals du rire à Liège. La ville nous a suivi facilement et 10 ans plus tard c'est un très gros festival. 

Backstage: Aujourd’hui à cause de la situation sanitaire, le milieu artistique a du mal à survivre. Mais malgré tout, vous avez tenu à ce que le Festival ait bien lieu. Comment va t’il se dérouler ? 

Les Taloche: Ce sera un festival réduit car on ne peut pas jouer dans certaines salles.  Il n’y aura pas de galas télés cette année.  On voulait maintenir ce festival en aide surtout aux artistes belges. On reviendra plus fort en 2021. 

Backstage: Parlez-nous de vos invités de cette année. 

Les Taloche: Le mieux est de regarder sur le site: www.voorire.be tout est dessus. Certains changements vont sans doute encore avoir lieu en fonction des mesures etc... 

Backstage: Avec cette situation difficile, qu’auriez-vous envie de dire ? 

Les Taloche: C'est très compliqué pour tout le secteur non subventionné. Ce n'est pas que les artistes, il y aussi les régisseurs, techniciens, société de location les salles etc... IL a une trop grande différence entre les entités qui sont subventionnées et celles qui n'ont rien. La situation est déjà alarmante. on veut rester positif mais ce n’est pas facile. 

Maria del Rio

Maria Del Rio, née le 25 mars 1973 à Bruxelles, est une comédienne belge. Elle est aussi animatrice de radio et de télévision. 

Backstage: Qu’est ce qui a déclenché cette envie de carrière artistique ?

Maria:
Je crois que c’est une envie que j’ai dans mes gènes depuis mon plus jeune âge.
Mais parents m’ont raconté que lorsque j’avais 3 ou 4 ans ils m’avaient emmené voir le film Grease et je n’arrêtais pas de vouloir le voir en boucle !
J’ai toujours été attirée par cette sensibilité liée à l’artistique.
Et donc quand j’ai arrêté ma rhéto, je savais que je ne voulais pas me diriger vers quelque chose de commun. C’est vraiment le côté artistique qui m’attirait.

Backstage: Une grande histoire d’amour entre le théâtre des Galeries et toi. Qu’est ce qui t’as emmené dans ce théâtre mythique ?

Maria:
C’est une de mes plus belles histoires d’amour !
Ce qui m’a emmené dans ce théâtre mythique, c’est ma bonne étoile, directement liée à ma maman d’ailleurs.
Elle sentait que j’avais cette fibre artistique
Et c’est elle qui m’a dit un jour qu’elle connaissait quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui donnait des cours au théâtre.
Si ça peut t’amuser ...
Et donc c’est en mode ludique que j’ai débarqué au Théâtre des Galeries où des comédiens donnaient des cours pour le plaisir le soir .
Et puis c’est lors de la présentation d’un des travaux qu’on a fait, que la bonne étoile a agi, puisque le directeur du théâtre à l’époque était là avec le directeur d’aujourd’hui et ils se sont dit: cette fille a un truc .J’avais 19 ans et c’est comme cela qu’ils m’ont engagé pour une première revue dont j’ai fini meneuse pendant 20 ans .
J’ai eu la chance d’énormément jouer, ça a été ma plus belle école !

Backstage: La RTB, RTL , Radio Contact, tu as le vent en poupe , rien ne t’arrête. Dans quelle catégorie te sens-tu le plus à l’aise ?

Maria: Toutes ces expériences ont contribué à faire celle que je suis aujourd’hui.
Même mes erreurs m’ont appris à être ce que je suis mais aussi à ne plus être celle que je me forçais d’être.
Comme la télévision par exemple est un métier d’image et parfois on essaye de plaire à tout le monde et on peut même se fabriquer une image.
J’ai eu la chance de commencer très tôt et me suis toujours remise en question, ce qui m’a permis de définir ce que je ne voulais plus.
Toujours grâce à cette belle étoile, j’ai eu la chance de me retrouver à la radio et je crois définitivement que c’est le média qui me correspond le plus .
Encore plus grâce à cette matinale à Radio Contact qui me permet d’être tellement moi-même.

Backstage: On vous a vue dans la pièce du Télévie Boeing Boeing . Si demain on vous demandait de choisir et diriger la prochaine pièce, quel serait votre choix et pourquoi ?

Maria: Dans l’absolu, si je pouvais rêver, je crois que je mettrais en scène, et dieu sait si c’est compliqué pour l’avoir joué deux fois : Silence en coulisses, qui parle de ce qui se passe en coulisses.
C’est du second degré.
En fait on voit jouer des acteurs avec des égos surdimensionnés comme dans les séries et puis le décor se retourne et on les voit dans leurs failles et dans leur travail pour aboutir à ce que le spectateur est en train de voir .
C’est une pièce de théâtre dans une pièce de théâtre.

Backstage: Qu’Aurais tu envie de faire dans ta carrière que tu n’as pas encore fait ?

Maria:
Une émission télé à l’écoute et avec un certain service à rendre.
J’aime les gens profondément, j’aime quant à l’antenne j’ai un auditeur qui partage un moment, une émotion.
J’aimerais tellement pouvoir faire cela en télé aussi !
Comme toutes ces émissions qui amènent une émotion intense, avec un partage d’émotions justement, j’adorerais ça !
Backstage: Si tu n’avais pas suivi le chemin artistique, qu’aurais tu choisis comme métier ?

Maria:
J’aurais adoré être psychologue.
C’est clairement ce que j’aurais fait si ma bonne étoile ne m’avait pas mise sur une scène de théâtre à 19 ans.
Mais c’est peut-être ce que je ferais un jour, je n’ai pas dit mon dernier mot non plus.

Backstage: Quelle a été ta plus belle rencontre ?

Maria:
Si on parle médiatiquement, j’ai été très touchée par ma longue rencontre avec Lara Fabian .
Elle fait partie de ces être justement, quand on prend le temps, c’est une vraie belle personne !
Et d’un autre côté ma plus belle rencontre aussi, aura été la petite Emeline que j’ai rencontré lors d’un Télévie il y a 12 ans .
C’est une petite fille qui à l’époque avait 5 ans et qui était atteinte de la leucémie.
Je l’avais rencontré sur le plateau du Télévie.
Il y a vraiment une grande histoire d’amour qui est née entre nous deux, en plus moi je venais d’apprendre que j’étais enceinte.
Avec mon émotionnel à moi plus mes hormones ça a fait un « melting-pot » incroyable ! Et je me suis très fort attaché à cette petite fille qui du haut de ses 5 ans avait une rage de vivre et une positive attitude qui nous a tous donné une leçon, à moi la première.
Humainement, c’est ma plus belle rencontre.

Backstage: Si tu avais une anecdote à nous raconter, ce serait laquelle ?

Maria:
Quand je suis arrivée au Good Morning, une de mes toutes première émission, j’étais tétanisée à vouloir être à la hauteur.
J’étais tellement impressionnée d’annoncer Michael Jackson, que au lieu d’annoncer Michael Jackson le Roi de la Pop, j’ai annoncé Michael Jackson le Roi de la Pap !
J’étais tétanisée sur le moment et puis j’ai senti des éclats de rire énormes qui m’ont relaxés, détendus et je me suis dit, ben on a droit à l’erreur en fait .
Et puis l’erreur ça peut être comique, ça peut être savoureux aussi et c’est aussi à partir de ce moment-là je me suis dit : soit toi et ne te puni pas quand il y a une erreur et depuis et bien il y en eu encore quelques-unes 

Backstage: Quel genre d’émission aimerais-tu faire ? Soit en la présentant, soit en y participant ?

Maria: Une émission à laquelle j’aimerais participer, ce serait The Voice.
J’adorerais être dans un fauteuil de The Voice !
J’adorerais être dans ce fauteuil, appuyer sur le bouton et tout à coup me retourner et être subjuguée par un talent et le supplier de venir dans mon équipe !
J’adorerais ça ! Je m’amuserais bien !

Backstage: Quelle a été ta découverte de période de confinement (film, serie, livre etc.) ?

Maria: Alors c’est vrai que je n’ai pas beaucoup le temps de m’étaler devant la télé et là j’ai découvert des séries et celle qui m’a vraiment fait craquer c’est « Le Morning Show » avec Jennifer Aniston.
C’est une série qui parle de ce qui se passe dans les grandes matinales radio aux États Unis et qui montre les coulisses avec tous les travers puisque tout est poussé puissance mille.
C’est à l’américaine, mais nous on s’y retrouve quand même un peu dans notre petite Belgique francophone et donc c’est vraiment une série que j’ai mangé !
J’ai adoré « Orthodox » aussi .
En sachant que c’est une histoire vraie, j’ai adoré ! C’est magnifique, c’est vraiment bien. 

Thomas de Bergeyck

Thomas De Bergeyck est un journaliste belge né le 28 Août 1976 à Ixelles.
Il intègrera RTL en 2003 ainsi que Bel RTL .
Depuis le 3 Septembre 2010 il présente « Place Royale ».
Depuis le 19 Mars 2016, il présente cette émission en Duo avec Émilie Dupuis.
 

Backstage: Si vous n’aviez pas fait cette belle carrière de journaliste et présentateur « phare » sur RTL, qu’auriez vous aimé faire comme parcours ?

Thomas: Quand j’étais petit,  je voulais être forain, c’était mon rêve depuis toujours.
Je trouve cet univers fascinant,  d’ailleurs je passais mon temps à aller voir les forains qui étaient près de chez moi qui montaient et démontaient, arrivaient et repartaient. Alors, je dirais que j’aurais été avocat,  parce que finalement le métier est assez proche .Quand on fait de l’info,  on défend une info, on défend une façon  de raconter une histoire.Et comme j’ai fait le droit,  j’ai commencé mes candidatures en droit, je pense que j’aurais continué là-dedans et que je serai devenu avocat. Mais cela ne m’aurait sûrement pas autant épanoui que le métier que je fais aujourd’hui. 

Backstage: Présenter Place Royale était ce une évidence pour vous ?

Thomas: Non pas du tout, il se fait que quand j’ai commencé ma carrière au journal télévisé ici à RTL, Anne Quevrin m’a repéré et m’a proposé de faire un essai pour elle, en tant que journaliste reporter, ce que j’ai fait pendant 5 ans. Puis Anne Quevrin a été écartée du programme et j’ai été appelé à la remplacer, parce que ils ont estimé que après 16 années de présentation féminine il fallait un homme .Ils ont pensé à moi car après toutes ces années j’avais acquis une certaine expertise sur l’émission, j’avais fait pas mal de voyages pour elle notamment .J’étais donc la personne à même de la remplacer, ce que j’ai fais pendant 10 ans pratiquement, près de 400 émissions.Cela a été une belle aventure. 

Backstage: Aujourd’hui vous êtes un jeune papa. Qu’est ce que cela a changé pour vous ?

Thomas: Beaucoup de choses, cela a changé mon regard complet sur la vie. Ma priorité aujourd’hui c’est mon fils Léopold et le reste est accessoire. C’est à dire que on me le disait avant,  mais j’avais difficile à le croire, mais toutes vos priorités sont bouleversées. L’enfant vous apprend à aimer profondément quelqu’un d’autre que vous même, il vous donne une forme d’amour qui se démultiplie au fil du temps, les priorités changent, ça c’est sûr et certain. Et du coup, je relativise un petit peu tout le reste. Et c’est pas mal de relativiser, car cela vous apprend à avoir du recul et de ne pas toujours avoir la tête dans les affaires .C’est un peu comme un drone qui parcourt les plaines, on a la tête un peu au dessus et pas toujours au sol. 

Backstage: Présenter une émission comme Place Royale requiert un certain sérieux, pourtant l’humour ne vous fait pas défaut.Y a t’il eu durant les tournages des moments de rires, de bonheur, partagés avec vos invités ?

Thomas: Ah oui, oui, oui, je suis quelqu’un qui a besoin de s’amuser et dans la dernière année de Place Royale, je n’ai pas hésité à mettre beaucoup d’humour. J’étais en duo avec Émilie Dupuis, on se parlait beaucoup, on se racontait beaucoup de choses. Les jeux de mots ont toujours fait partie de l’ADN de cette émission .Je me souviens d’une scène incroyable à l’ambassade de Belgique en Arabie Saoudite. Alors en Arabie Saoudite, par définition, on ne boit pas d’alcool et dans l’ambassade de Belgique il y avait tout ce qu’il fallait et on s’est tous lâchés. La Délégation s’est lâchée, on était joyeux. Et à l’époque, il y avait un ancien Diable Rouge Éric Gerets qui était l’entraîneur de l’équipe Saoudienne, mais je vous parle de cela il y a 10 ans .Il était invité à l’ambassade en tant que belge émigré là bas et on avait tellement de fou rires que l’on n’arrivait pas à continuer l’émission, on a même faillit tomber dans la piscine, car on faisait l’interview au bord de la piscine et c’est passé dans les bêtisiers de façon régulière. Je me souviens aussi de moments plus intimes avec Philippe qui était Prince et qui est devenu Roi et qui fumait le cigare dans les lobbys d’hôtel.On avait des discussions en fin de journée plus intimes avec lui, je n’étais pas tout seul avec lui, mais c’était très agréable.C’était des moments suspendus dans le temps, des moments de grande simplicité. Au Chili aussi, on devait faire un plateau dans la rue et c’était impossible, les gens me jetaient des confettis, l’ingénieur du son s’énervait derrière moi, il me faisait non de la tête, on n’y arrivera jamais !Mais au contraire, on a fait une séquence magnifique, bourrée de confettis colorés autour de moi, j’en avais partout, dans cheveux, sur les épaules, sur les yeux, partout.Du coup, cela a donné quelque chose de magnifique !Et c’est là que je me suis rendu compte que dans ce métier, la malchance est une faute professionnelle et les moments impromptus sont les moments les plus forts. Et ça je m’en souviens avec émotion. 

Backstage: Parlez nous du Télévie et de son incontournable pièce de théâtre. Pas toujours évident pour vous avec Place Royale mais un bonheur de la faire à chaque fois.

Thomas: Je suis très triste de ne pas jouer dans la pièce du Télévie de cette année, j’en suis vraiment malheureux, je l’ai appris cette semaine. C’est un choix qui est fait d’année en année .L’année passée je n’ai pas pu le faire parce que j’avais mon fils qui arrivait .Le Télévie est pour moi un engagement qui reste fondamental, c’est la colonne vertébrale de notre chaîne avec l’info.Cela nous occupe beaucoup les week-ends parce que j’essaye de participer à un max d’activités. Dimanche j’ai fait le rallye des stars, je fais le tennis le mois prochain, j’ai fait une activité pétanque il y a trois semaines à Tubize. Quand on m’invite et que je peux le faire, je le fais, parce que le Télévie nous lie tous qu’on soit de près ou de loin concerné par cette maladie, on connaît forcément quelqu’un. Il y a la crainte de l’avoir, la crainte de ne pas y arriver et puis surtout, surtout après 30 ans de Télévie, il y a l’espoir !Et pour moi, c’est un espoir, cela veut dire que les choses évoluent. 

Backstage: Y a t’il eu un moment du Télévie qui vous a réellement marqué ? 

Thomas: Oh, il y en a eu beaucoup !Disons que en tant que spectateur, moi j’ai été très très très ému quand le petit Bichon est décédé.Vous vous rappelez, le petit Bichon c’était ce petit garçon qui jouait au gendarme sur le plateau. Je parlais souvent avec le papa du Télévie, car ils étaient devenus les ambassadeurs de cette cause, le papa a continué après à plaider la cause du Télévie et il a fait des choses merveilleuses !Après il y a eu d’autres petits garçons qui sont arrivés dans cette grande Galaxie et puis qui nous ont quitté et c’est toujours très émouvant. En tant que présentateur, j’ai été très touché par Martine Garnier que j’avais suivis pour une séquence du Télévie et qui était venue en plateau et qui avait eu un gros gros cancer et qui s’en est sortie et qui avait dit et cela m’avait fort touché, elle me disait, « À cause de ma maladie, j’étais isolée des autres, je ne pouvais pas les toucher, on ne pouvait pas me toucher, je ne pouvais prendre personne dans mes bras ». 

Backstage: Est ce qu’il y a un artiste qui vous a touché, interpellé, durant toutes ces années de Télévie ?

Thomas: Alors sans hésiter Matt Pokora !Parce que ce jeune garçon, qui a l’air un peu inaccessible, qui a l’air de ne s’intéresser qu’aux petits jeunes et petites jeunes, et bien pas du tout ! C’est un garçon d’une grande simplicité, qui s’est plié à tous les jeux imaginables, encore l’an dernier il est revenu car il était déjà venu, il était gentil avec tout le monde, super présent, il signait des autographes à tout le monde. Il avait fait une chanson spécialement pour le Télévie! Vraiment, ce garçon m’a impressionné !Je le cite lui, mais je ne peux pas ne pas citer Adamo et Frédéric François qui sont nos colonnes vertébrales pour reprendre l’expression, du Télévie. Ce sont des fidèles !Adamo, il planifie tout son planning de concert, en fonction du Télévie !Il est sans doute, de tous les artistes, le premier à connaître la date de l’année d’après. C’est impressionnant quand on les voit. Alors je dirais ces trois artistes là, pour des raisons différentes. 

Backstage: Si demain on vous disait « cette année c’est toi qui choisis la pièce du Télévie » quel serait votre choix ?

Thomas: Alors moi je ferais quelque chose de très ambitieux, je ferais « La Cage aux Folles ».Je ferais quelque chose d’ambitieux, d’audacieux, où on se déguise, où on raconte une histoire, sachant très bien que c’est une vieille pièce, que forcément on va véhiculer une série de clichés .Mais je trouve que l’on aurait tout à gagner  à prendre le risque de tenter des vieux succès comme ceux là. 

Backstage: Qu’avez-vous pensé des films et acteurs récompensés de cette année 2019 et quelles furent vos préférences ?

Thomas: Je n’ai pas pu aller beaucoup au cinéma à cause ou grâce à la naissance de mon fils, mais ce que je peux dire, c’est que j’ai adoré le biopic sur Elton John. Bohemian Rhapsody c’était amplement mérité, même si le rôle de Freddie Mercury est un peu édulcoré .Le rôle interprété par Rami Malek était fabuleux, c’était vraiment un rôle taillé pour lui .Il a énormément travaillé la dessus, et on sent bien qu’il y a eu du travail derrière, la l’attitude, tout. Moi ce qui m’a vraiment épaté la dedans, c’est la longue scène finale du Concert de Wembley. Là on y était, tout avait été reconstitué. Et alors incroyable aussi, c’était le rôle de Brian May avec l’acteur Gwilym Lee !C’était le même !C’était hallucinant !J’ai été très impressionné je dois dire . 

Backstage: Quelles émissions aimez-vous regarder ?

Thomas: Alors j’adore regarder « L’amour est dans le Pré »J’adore la personnalité de Sandrine et j’adore tous ces fermiers qui mettent leur vie sur la table comme ça. J’adore, j’adore, d’ailleurs je la regarde tous les mardis. Alors l’autre émission, c’est « Le Meilleur Pâtissier »J’aime beaucoup, les candidats sont truculents, ils nous délectent et c’est un vrai beau moment je trouve .Figurez-vous que j’ai fait partie d’un jury de pâtisserie avec Mercotte, et c’est un personnage très très chouette. 

Backstage: Quel est votre plus grand rêve concernant votre vie professionnelle ? 

Thomas: Je dirais sur un plan purement Royal, pour avoir vécu l’intronisation de Philippe, le passage de flambeau de Albert à Philippe, j’aimerais pouvoir vivre, professionnellement je dis bien, le passage de flambeau entre Philippe et Elisabeth qui aura 18 ans demain. Car c’est quand même un grand moment pour une monarchie, pour une dynastie, pour un règne de passer de l’un à l’autre. J’aimerais bien pouvoir le revivre et assister à l’intronisation du 8ème souverain belge qui sera donc pour la première fois, une femme. Sur un plan professionnel, que nos conditions de travail restent encore longtemps les mêmes.Car aujourd’hui,  partout, les choses changent beaucoup, tout le monde joue au journaliste avec son téléphone et j’aimerais qu’à un moment on retrouve le sens du métier, comme nous l’ont appris les anciens qui ont fait les grandes heures du journalisme. J’ai peur pour mes camarades de la presse écrite, car c’est une presse qui est en perdition sur le point des ventes. J’ai peur aussi pour nos rendez-vous d’information à la radio, à la télévision .Voilà, devant toutes ces peurs là, mon vœux le plus cher serait d’être rassuré. Pour tous mes amis journalistes et moi. 

Vladimir Pletser

Backstage : Qu’est ce qui a fait que un jour vous vous êtes dit « moi, ce sera l’espace » et quel âge aviez-vous ? 

Vladimir :  J’avais 7 ans en 1963 et je regardais la Lune un matin, me disant que c’était formidable qu’un jour bientôt, un être humain marcherait sur la Lune. Et puis, j’ai fait une présentation (ça s’appelait une élocution à l’époque …) devant ma classe de primaire sur la comparaison des programmes spatiaux soviétiques et américains. J’avais conclu que les russes avaient plus de chances d’arriver les premiers puisqu’ils avaient déjà développé la technique du retour de leurs engins spatiaux habités sur la terre ferme, alors que les américains faisaient amerrir leurs capsules spatiales dans l’océan. Et comme il n’y a pas de mer sur la Lune, j’en avais conclu que les russespourraient être les premiers sur la Lune. Je me suis bien trompé, mais l’argument me paraissait logique. 

Backstage : Pourriez-vous nous parler de votre parcours ? 

Vladimir :  J’ai orienté toutes mes études à l’Université catholique de Louvain pour me rapprocher de tout ce qui a trait à l’espace, au spatial et a l’univers. J’ai fait des études d’ingénieur civil mécanicien, puisqu’il avait un cours de « dynamique aérospatiale » dans le cursus, puis j’ai fait une licence en sciences physiques avec un mémoire en géophysique et par la suite un doctorat en astrophysique. J’ai ensuite travaillé à l’Institut royal de Météorologie, au Dept de Géophysique externe. J’ai également travaillé comme chercheur à l’Université catholique de Louvain avant de partir enseigner à l’Université de Kinshasa comme Professeur Assistant en physique. J’ai ensuite été recruté par l’Agence spatiale européenne, l’ESA, pour travailler à la Division de Microgravité au Centre de Recherche et de Technologie spatiale aux Pays-Bas. J’y suis resté pendant 30 ans à construire des instruments pour la recherche en microgravité à bord des missions Spacelab et ensuite sur la Station spatiale internationale et puis aussi à conduire les campagnes de vols paraboliques. J’ai ensuite été invité par l’Académie chinoise des Sciences pour aller travailler à Pékin en Chine, au Centre de Technologie et d’Ingénierie pour l’Utilisation spatiale. J’ai finalement été contacté par Blue Abyss, une compagnie britannique proposant une nouvelle approche pour l’entrainement des astronautes.

Backstage : Aviez-vous ou avez-vous encore des personnes qui vous ont inspirées dans votre carrière et pourquoi ? En avez-vous rencontré certaines ? 

Vladimir :  Oui, certainement. Deux de mes professeurs a l’université ont été des modèles que je voulais suivre. Ce sont mes promoteurs de thèses qui m’ont formé, les Professeurs D. Johnson et P. Paquet. Aussi deux des premiers astronautes avec qui j’ai travaillé quand j’ai commencé à l’ESA, Dirk Frimout et Claude Nicollier.

Backstage : Vous êtes surdoué dans plusieurs domaines, mais y en a t’il un qui vous tient plus à cœur que les autres et pourquoi ? 

Vladimir :  Je ne sais pas si je suis surdoué, et sincèrement, je ne le pense pas. Par contre, j’ai toujours aimé comprendre comment fonctionnaient les choses et bien sûr, surtout tout ce qui avait trait à l’espace et à l’astronomie.

Backstage : Vous êtes également candidat astronaute. Si demain on vous proposait de choisir une mission et de la mener, quelle serait-elle ? 

Vladimir :  Une mission vers Mars. Une mission d’exploration et de découvertes scientifiques.

Backstage : Que représente pour vous les missions vers Mars ? 

Vladimir :  La planète Mars est l’étape suivante dans l’évolution de l’humanité. La race humaine devra s’expatrier et quitter la Terre pour aller coloniser et habiter d’autres corps célestes. La Lune sera également explorée et habitée mais Mars, étant une planète, offre d’autres avantages :une atmosphère, une pesanteur plus élevée que sur la Lune, un cycle jour/nuit proche de celui de la Terre, la présence abondante de carbone et d’eau, tout ce que la Lune n’a pas. 

Backstage :  Pensez-vous que nous pourrions dans le futur nous diriger vers d’autres planètes et y entrevoir une possibilité de vie? 

Vladimir :  Oui, certainement. Il y a beaucoup plus de possibilités de vie dans l‘univers que ce que nous pourrions supposer, mais tant que nous n’avons pas trouvé une autre forme de vie, on ne peut rien en dire bien sûr. C’est pour ça que c’est tellement important de continuer à chercher autour de nous - dans notre système solaire, sur Mars entre autres, mais aussi sur Europe, une lune de Jupiter, et Encelade, une lune de Saturne - si la vie aurait pu y apparaître et continuer à exister.

Backstage :  Que ressentez-vous lorsque l’on parle d’apparitions d’OVNIS, ou de rencontres du troisième type ? Ou encore lorsque l’on évoque l’affaire Roswell ? 

Vladimir :  Les phénomènes OVNIs ou PANs (PhénomènesAérospatiaux Non-identifiés) m’interpellent mais comme on ne peut pas leur appliquer la méthode scientifique (répétitions des observations et mesures des phénomènes), on ne peut pas en dire grand-chose. Pour le reste, je souris. Les gens sont libres de croire ce qu’ils veulent et s’ils préfèrent s’intéresser à certaines de ces légendes urbaines, eh bien ! grand bien leur fasse. 

Backstage :  En tant que scientifique, comment voyez-vous la triste évolution de notre planète avec les destructions aussi bien du côté de la vie animale que végétale ? 

Vladimir :  Bien sûr, c’est affligeant, mais d’un autre côté, je pense qu’il faut pouvoir s’adapter. Si les changements climatiques en cours sont actuellement inévitables et inéluctables, préparons l’avenir et voyons comment il faudra s’adapter à ces nouveaux environnements sur Terre, tout en continuant à changer nos habitudes de consommation a tous les niveaux pour arriver à une attitude plus respectueuse de l’environnement,

Backstage :  Pourriez-vous nous parler de vos projets ? 

Vladimir :  J’espère toujours pouvoir voler dans l’espace. Et puis, je continue à travailler sur de nouveaux projets à Blue Abyss pour développer de nouveaux systèmes pour l’entrainement des astronautes. Plus personnellement, j’ai encore quelques recherches en cours en mathématiques que j’espère bien voir aboutir et pouvoir les publier.

Backstage :   Pouvons-nous partager les dates auxquelles il est possible de vous rencontrer lors de conférences par exemple ? 

Vladimir :  Oui certainement, mais je donne moins de conférences en Belgique actuellement, puisque je vis à l’étranger. Exemple de texte

Vincent Kompany

Ce mardi 25 Juin 2020 Vincent Kompany donnait sa première conférence de presse en tant que joueur- manager du RSCAnderlecht. Nous étions face à un homme déterminé à donner le meilleur de lui même pour le Club de son cœur, tout en ne mettant pas la charrue avant les bœufs.
Son objectif est de remonter son club, de lui redonner toute l’assurance, la grandeur et le prestige d’avant.
Le chemin ne sera pas aisé et il le sait!
Il sait que le moindre de ses gestes, la moindre de ses décisions seront analysés et jugés.
Mais la difficulté ne lui fait pas peur, il est prêt à affronter tous les obstacles sans pour cela promettre l’impossible.
Il se battra de toutes ses forces, mais il ne mentira jamais.
Il sera toujours à l’avant pour accuser les coups, mais toujours auprès des autres pour affronter et protéger.
Il donnera le meilleur de lui-même, il le dit et le redit.
Ce challenge il le fera avec son cœur!
Quand aux Diables, il n’est pas question de quitter son équipe nationale avec laquelle il s’amuse beaucoup sous la direction du Coach Martinez.
La Saison 2019/2020 sera donc pour notre plus grand bonheur, une saison « Vincent Kompany » au RSCAnderlecht comme chez les Diables !
 

Roberto Martinez

Le 2 septembre 2018 la commune de WATERLOO est en émoi.
Sa Bourgmestre Florence Reuter va faire de Roberto Martinez un citoyen d’honneur !
Mais tout l’honneur est pour la Belgique !
Roberto Martinez Coach impressionnant de notre équipe nationale à transporté nos Diables en demi-finale, et en troisième place de ce Mondial 2018.
Nous avons rencontré un homme humble, généreux, à l’écoute de chacun, père et mari attentionné et très touché par cette mise à l’honneur.
WATERLOO est fière de vous avoir comme citoyen d’honneur.
La Belgique est fière de vous avoir pour la représenter aussi bien et pour donner à nos Diables cet esprit d’équipe, cette confiance en eux et cette attention constante et humaine pour chacun d’eux.
TOUS ENSEMBLE NOUS VOUS DISONS
MERCI COACH !!
 

Nathalie Van Tongelen

Backstage :  Qui es-tu Nathalie ? 

Nathalie : Je suis une comédienne belge de 36ans. Je joue depuis que j'ai 12ans. A 19ans, je suis partie à Paris pour suivre les cours Florent, ainsi que les ateliers de l'Ouest et d'autres formations parisiennes. J'y ai vécu et travaillé pendant 9ans. En 2010, je suis tombé amoureuse d'un Liégeois et par amour, j’ai déménagé. Aujourd'hui, je vis et travaille en Belgique. Je joue beaucoup au théâtre, de temps en temps au cinéma et je suis là présentatrice de la chaîne pour enfants studio 100tv. 

Backstage :  Tu as un sacré CV, une fabuleuse expérience ! Qu’est ce qui a fait qu’un jour tu as démarré l’aventure Studio 100 ? 

Nathalie : Grâce à une jolie rencontre, je suis allée voir Tristan Moreau (qui joue extrêmement bien) au théâtre dans Venise sous la neige. Et on a sympathisé, il m'a par la suite envoyé l'annonce du casting. Ils cherchaient une présentatrice pour la chaîne. J'ai passé le casting et (j'en remercie toute l'équipe) j'ai été choisie. 

Backstage :  Quelle est la première célébrité de Studio 100 que tu as rencontré ? Samson, MM, Tristan, ? 

Nathalie : Tristaaaaan : je suis FAN ! Et je lui dois beaucoup. Il m’a fait confiance de nombreuses fois, il m’apprend beaucoup, et quel bonheur de jouer à ses côtés. Je lui suis extrêmement reconnaissante. 

Backstage :  Comment a commencé l’aventure Blinky Bill ? 

Nathalie : Tout a commencé avec l'enregistrement de la chanson avec Damien. Pour le nouveau dessin animé d'animation en 3D. Ensuite, nous l'avons chanté en live avec Tristan lors du show de Noël 2018, un pur bonheur, Blinky était présent, ainsi qu'au village d'RTL en été. Après, Tristan m'a proposé d'interpréter Naia dans le film. 

Backstage :  Qu’est ce qui t’as plus le plus dans cette expérience ? 

Nathalie : Jouer un personnage de dessin animé, C'est un rêve qui se réalise. Ce qui me plaît en général, c'est la gentillesse de Tristan tout d'abord. Sa confiance et son travail. J'ai énormément appris grâce à lui. Ainsi que l'ambiance en studio avec yannick (l'ingénieur son) qui est formidable. 

Backstage :  Aurais tu envie d’aller plus loin dans le doublage de film pour enfants ? 

Nathalie : Oui, avec grand plaisir. J'en serais vraiment ravie.

Backstage :  Studio 100 c’est aussi un magnifique show que tu partages entre autres avec ton ami et complice Tristan Moreau. Tu peux nous parler de celui-ci ? ( du show) 

Nathalie : Alors concernant le show, nous avons déjà les dates. Et je peux vous dire que le scénario est démentiel ! c'est vraiment chouette ! Il est vraiment original, je suis FAN ! Et surtout que cette année, on ne s'arrête pas à Noël, on sera présent toute l'année. Bonheur, assuré ! Listes des dates et lieux : https://studio100.com/be/fr/general/spectacles/studio-100-part-en-live

Backstage :  Si tu devais nous dire ce que tu aimes le plus dans ton travail avec Studio 100 ? 

Nathalie :  La convivialité, l'amitié, il y a des personnes que j'adoooore et c'est tout ça qui rend le travail si magique. J'aime déjà le contact avec les enfants, je suis une vraie gamine. J'adore mon travail, mais en plus c'est l'atmosphère avec mes "collègues" et amis qui est le plus important pour moi. La variété également de ce qu’on me propose entre les shows, les émissions avec les enfants, les capsules en studio, le doublage, les évènements... je ne m’ennuie pas. 

Backstage :  As-tu le droit de nous parler de tes projets ? 

Nathalie : Actuellement, je joue au comédie centrale de Liège dans "Adopte un Jules.com", une comédie hilarante. Tout est pratiquement complet, je crois qu'il ne reste que quelques dates en octobre. Ça cartonne. En février mars et avril 2020, je joue dans "Qui père gagne" (Grands Ducs production) au côté de Luc Bernard et Alain Soreil (Albert Cougnet) dans une mise en scène de Lorraine David : ça va être absolument GENIAAAL Le 18 octobre, je joue une spéciale de "la dernière chambre" pièce que nous avons déjà joué plus de 50fois à Liège et Charleroi, toujours par les grands ducs production. Pendant les vacances de Toussaint, il y a la diffusion de notre super émission "Super Star Studio" sur Studio 100 TV ! Les enfants ont du talent ! Et en janvier, j'ai le tournage d'une toute nouvelle émission sur studio 100 TV, mais je ne sais pas si je peux déjà en parler ? 

Backstage :  Envie de nous parler de quelque chose qui te tient à cœur ?

Nathalie : J’ai beaucoup de chance au niveau professionnel, je suis vraiment épanouie. Un énorme merci aux personnes qui m’engagent mais aussi à tous ceux qui viennent nous voir, qui me soutienne, qui parle de nos projets... merci de tout cœur car sans public un comédien n’est pas grand-chose. 

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